AccueilACTUALITESViticultureViticulture : à Anse, Lionel Olivier perpétue l’histoire familiale

Viticulture : à Anse, Lionel Olivier perpétue l’histoire familiale

Viticulteur depuis 1995, il exploite le domaine des Lévrières. Situé sur les hauteurs d'Anse, en plein cœur du pays des Pierres dorées, ce dernier fait partie du vignoble du Beaujolais dans sa partie sud.
À ce jour, Lionel exploite 7 ha sur son domaine, dont 0,5 ha de plantations nouvelles.
©Martine Blanchon - À ce jour, Lionel exploite 7 ha sur son domaine, dont 0,5 ha de plantations nouvelles.

ACTUALITESViticulture Publié le , Martine Blanchon, Zoé Besle

Sur son exploitation, Lionel Olivier poursuit une saga familiale qui a débutée dans les années 1920. Cela fait quatre générations qui se succèdent, vivent et font vivre la viticulture sur le domaine. Son histoire débute en 1923, lorsque Antoine Papot crée l’exploitation viticole, En 1950, René Papot, le fils, reprend une partie du domaine et crée une petite entreprise agricole tout en en augmentant la superficie de vignes exploitées.

Georges Olivier, gendre de René, reprend une partie de l'exploitation et développe la vente directe. C’est en 1995 qu’arrive Lionel, le fils de Georges, suite à ses études au lycée viticole de bel air à Belleville, où il a obtenu son BTA vigne et vin en 1992.

Il prend la relève et contribue à la restructuration des vignes par de nouvelles plantations, majoritairement des blancs chardonnay. "J’ai toujours été proche de l'agriculture et de la viticulture et cette activité pratiquée de génération en génération, avec une multitude d'activités tout au long de l’année en font un métier prenant et complet. Et puis toutes les années se suivent, mais ne se ressemblent pas", explique le chef d’entreprise.

Tout en précisant que le point le plus difficile pour lui, dans ce métier, est d’être soumis aux caprices de dame nature qui peu anéantir une récolte, donc une année de travail, en quelques minutes. "La récolte 2022 démontre encore les difficultés de ce métier : une récolte très prometteuse jusqu’au mois de juillet, puis la sécheresse de ces dernières semaines, qui fait inévitablement baisser les rendements de jour en jour… On espère toujours un peu d'eau pour préserver un équilibre des vins. Une récolte qui est très précoce : à partir du 12 août pour les crémants et au 25 août pour les vins tranquilles".

Pour Lionel Olivier, 2022 est un millésime qui correspond au millésime 2015, très bon millésime, voir au millésime 2003 si la météo reste au sec. "On espère que la qualité sera au rendez-vous. Le rêve de tout viticulteur est un mélange des climats de l'année 2021 et 2022 avec l'option sans gelée ni grêle… Malheureusement et heureusement nous n’avons pas les commandes".

Allier tradition, modernité et respect de m'environnement

C’est un produit authentique, qui respecte les attentes du client et de l’environnement, que veut produire Lionel. "Pour cela il faut allier tradition et modernité", souligne le viticulteur. Ne pas oublier le savoir faire des anciens, tout en s'adaptant à l’évolution des techniques et des types de cultures.

"L’objectif est de devenir viticulteur biologique. Nous avons déjà supprimé les insecticides et diminué les pesticides de nos récoltes. Notre démarche éco responsable est de plus en plus stricte afin d’offrir un produit d’une qualité toujours supérieure, affirme Lionel. "Depuis de nombreuses années, nous pratiquons un mode de culture raisonné en produits phytosanitaires. Un enherbement partiel des rangs de vigne permet de conserver une population d’insectes et d’animaux qui forment un biotope et qui participent à une lutte alternative sur certaines maladies ou parasites de la vigne. Pour le respect de ce biotope, le domaine n’emploi plus d’insecticides depuis plus d’une vingtaine d’années".

En sus de son activité au domaine, il réalise des prestations viticoles de récolte avec une machine à vendanger. Une activité que pratiquait déjà son grand-père et que le vigneron, passionné par la partie mécanisation de la viticulture, essaye de redévelopper.

Attaché à la terre du vignoble, symbole du patrimoine Beaujolais, le domaine met un point d’honneur à travailler ses vignes tout en prenant soin de l’environnement. "Les certifications Terra Vitis et HVE 3 sont le reflet de notre volonté de préserver notre environnement", souligne le vigneron, qui peut compter sur l'aide de son père, qui bien qu'à la retraite depuis dix ans, n'a pas totalement raccroché le sécateur : "Il me donne encore un coup de main pour les vendanges et s'occupe aussi de la réception client au caveau, ainsi que ma mère". Mis à part un retraité qui travaille occasionnellement pour des travaux divers et les vendanges, Lionel Olivier n’a pas de salariés sur l’exploitation.

Des cépages pour des vins tranquilles, des vins effervescents et l’Apérodjo

À ce jour, Lionel exploite 7 ha sur le domaine - dont 0,5 ha de plantations nouvelles - répartis de la façon suivante : 2,8 ha de chardonnay pour des beaujolais blancs,1,4 ha de gamay pour la production de beaujolais rouge, de rosé et de pétillants, ainsi que 3 ha de chardonnay pour la production des bourgognes blancs. Ce sont donc des vins tranquilles ou effervescents qui sont produits mais aussi l’Aperodjo, un breuvage bien connu dans les alentours, né il y a une quinzaine d’année : le fameux rosé griotte dont le secret de fabrication est soigneusement gardé. Un nom en hommage à son père, surnommé Jo.

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