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Violences conjugales à Vindry-sur-Turdine : quinze mois ferme pour l'accusé

A Vindry-sur-Turdine , accusé de multiples violences conjugales, le prévenu nie les faits qui lui sont reprochés lors de son audience au tribunal de Villefranche-sur-Saône.
Violences conjugales à Vindry-sur-Turdine : quinze mois ferme pour l'accusé
Tumisu - Trois affaires de violences conjugales jugées ce mardi à Villefranche-sur-Saône

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En comparution immédiate au palais de justice de Villefranche-sur-Saône, mardi 18 mai, trois affaires de violences conjugales sont passées entre les mains de la justice.

B.B, jeune homme d’une vingtaine d’années et troisième prévenu à comparaître lors de l’audience, était jugé pour des actes de violences envers sa conjointe qui se sont étalés du 12 mai 2019 au 12 mai 2022.
Les faits se sont majoritairement déroulés au domicile conjugal de Vindry-sur-Turdine. La victime a décidé de porter plainte à la suite de la dernière agression de B.B, le soir du jeudi 12 mai.

Ce soir-là, les voisins du couple préviennent les gendarmes qu'ils entendent des cris. Les forces de l’ordre interviennent et retrouvent C.S, la victime dehors, elle présente à ce moment-là, beaucoup de traces de violences sur le corps. B.B qui est resté sur place, est interpellé.
Ecchymoses, œdèmes, hématomes, traces de strangulation, voilà ce que le médecin a retrouvé sur C.S lors de son examen.

L'accusé nie les faits

Après deux jours de garde à vue, une mise en examen, B.B se retrouve dans le box des accusés pour “violences habituelles suivies d’incapacité supérieure à 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité”.
Au contraire des prévenus passés avant lui pour des histoires similaires, il décide de nier l’ensemble des actes qui lui sont reprochés.

Lors des questions de la présidente du tribunal, B.B affirme : “Je ne reconnais pas ces faits de violence, je reconnais l'avoir tenue parce qu’elle était en crise, elle s'est automutilé”. Pourtant plusieurs témoins, ont attesté avoir déjà assisté à des scènes de violence de la part de B.B, dont la sœur de la victime. Il continuera tout de même à nier en bloc : “Elle et sa sœur disent des mensonges, je respecte les femmes, je ne les tape pas. Elle a fait ça parce que je lui ai dit que j'allais la quitter."

Il raconte n'importe quoi pour éviter la responsabilité qui est la sienne

Maître Joly, avocate de la partie civile, s’agace dans sa plaidoirie, du positionnement du prévenu : “ Il continue à nier, alors que ces explications sont des plus farfelues, il raconte n'importe quoi pour éviter la responsabilité qui est la sienne”. Elle précise également pourquoi sa cliente n’est pas venue à l’audience : “Si ma cliente n'est pas là, c'est parce qu'elle a peur, elle a subit des pressions avant l'audience de la famille de B.B”.

Au vu des preuves avancées, du rapport du psychiatre qui estime que B.B est “manipulateur” et des nombreux antécédents judiciaires du prévenu, le parquet requiert plusieurs condamnations à l’égard du jeune homme. 24 mois de prison ferme dont 12 mois avec sursis, l’interdiction de prendre contact avec la victime, la mise en place d’un bracelet anti-rapprochement et une obligation de soin.

Il s'est passé des choses on ne le conteste pas mais ce qu'il s'est passé ça on n'en sait rien

Maître Banbanaste, avocat du prévenu à bien essayé de défendre son client. “Je ne pense pas qu'il soit manipulateur, c'est un gamin, il a eu une enfance compliquée qui l'a déconstruit tenez en compte. Ces deux jeunes consommateurs de stupéfiants et suivis par les services sociaux étaient dans une relation bancale. Je ne sais pas si B.B a fait ou non ce qu’on lui reproche. Il s'est passé des choses on ne le conteste pas mais ce qu'il s'est passé ça on n'en sait rien. Regardez cela avec un peu de distance.”

Sans trop de succès, puisqu’après délibération, le tribunal jugera B.B coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il écope donc d’une peine de quinze mois de prison avec maintien en détention, et une interdiction de s’approcher de la victime pendant une durée de trois ans.

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