AccueilLOISIRSCinémaVillefranche : "Une intime conviction", le film d'Antoine Raimbault aux 400 Coups

Villefranche : "Une intime conviction", le film d'Antoine Raimbault aux 400 Coups

Le cinéma caladois va projeter à partir du 6 février un grand film de procès sur l'affaire Viguier.
Villefranche :
Olivier Gourmet dans le rôle d'Eric Dupond-Moretti.

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"C'est un premier film solide d'Antoine Raimbault qui connaissait très bien cette affaire, souligne Rodolphe Donatti, directeur des 400 Coups. Et il prévient : "La vérité on ne la connaîtra pas".

Inspiré de faits réels, ce film brillant selon Les 400 Coups, revient sur la disparition de Suzanne Viguier et le procès dont son époux a fait l'objet en 2009 : "Un homme un peu curieux, très cinéphile, croisé dans des festivals et qui est sur le point de comparaître devant la cour d'assises pour le meurtre de sa femme, disparue neuf ans plus tôt", souligne Antoine Raimbault, Je descends alors à Toulouse pour assister au procès et là je découvre à la fois la justice de mon pays et le calvaire de cette famille. Celui d'un homme accusé sans preuve, mais aussi celui des enfants qui grandissent depuis près de dix ans dans cette terrible équation : Maman a disparu et papa est accusé de l'avoir assassinée."

Le synopsis est le suivant : depuis que Nora a assisté au procès de Jacques Viguier, accusé du meurtre de sa femme, elle est persuadée de son innocence. Craignant une erreur judiciaire, elle convainc un ténor du barreau de la défendre pour son second procès.

"NORA EST A LA FOIS UN FANTASME DE FIGURE JUSTICIERE ET UNE REFLEXION INTROSPECTIVE SUR LE DANGER DE NOS CERTITUDES"

A la question relative à l'apport de fiction qui permet d'une certaine manière d''interroger la machine judiciaire le réalisateur* répond : Ce qui m'intéresse ce n'est pas pas tant ce qui s'est passé, mais comment on juge un homme sans preuve. Le storytelling médiatique qui a perduré pendant dix ans et qui aujourd'hui encore persiste, c'est que le mari a tué sa femme et que c'est un crime parfait. Très tôt je me suis dit qu'il fallait que le cinéma raconte autre chose. Je n'entends pas faire un film objectif. L'idée est de rendre la complexité de cette affaire dans le temps du procès en la réinterrogeant à travers le point de vue de Nora. La nature a horreur du vide. Pour la justice comme pour Nora, il faut un coupable. Nora est à la fois un fantasme de figure justicière, et une réflexion introspective sur le danger de nos certitudes"

"ON EST PARTI DE LA VRAIE PLAIDOIRIE DE DUPOND-MORETTI"

Olivier Gourmet endosse le rôle d'Eric Dupond-Moretti. Le réalisateur* explique la scène clé de la plaidoirie "saisissante de vérité" : "On est parti de la vraie plaidoirie de Dupond-Moretti, qu'il a fallu raccourcir. Mais comment rendre justice à la puissance de ce moment dans toutes ces subtilités, ces modulations ? J'ai réécrit cette scène durant des années. Je n'arrivais pas à couper. Et c'est en me projetant sur Olivier que j'y suis arrivé. Puis au montage, guidé par son émotion, on a fini par trouver le juste équilibre."

Laurence CHOPART

*Source memento film

SORTIE NATIONALE MERCREDI 6 FEVRIER. AU CINEMA LES 400 COUPS ESPACE BARMONDIERE A VILLEFRANCHE

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