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Villefranche : une centaine de logements en plus

Sur un espace compris entre le boulevard Louis-Blanc, la rue Victor-Hugo et la rue des Jardiniers, sur l'ancien site de Mr Bricolage, près de cent vingt logements vont être construits.

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Soit un bâtiment de vingt-trois logements locatifs sociaux et quatre appartements en accession sociale, "conformément à la servitude de mixité sociale au PLU (Plan local d'urbanisme), aligné sur le traversant (immeuble C) ", a souligné Daniel Faurite, adjoint aux finances lors du conseil municipal lundi soir. Il est prévu également deux immeubles côté rue des Jardiniers pour un total de quatre-vingt-onze logements en accession libre et un logement en accession aidée, avec un commerce à l'angle de la rue des Jardiniers et de la rue Victor-Hugo (immeuble A au nord, B au sud). L'opération dit Blanc/Jardiniers comprendra également un bâtiment de bureaux, le long du boulevard Louis-Blanc, destiné pour les deux tiers à la relocalisation des bureaux d'ERDF de la rue Monplaisir. Un permis de construire a donc été délivré au mois de juin à la société Vinci en vue de l'édification en tout de près de 8 000?m2 de surface de plancher à destination d'habitation, de 1?743?m2 de bureaux et de 376?m2 de commerces, le tout répartis en quatre immeubles. "Il s'agira certainement de petits commerces alimentaires", nous a confié Bernard Perrut. C'est par une délibération en décembre 2011 que le conseil municipal a autorisé la vente de terrains de l'îlot "Blanc/Jardiniers" au groupe Vinci immobilier pour réaliser ce programme. "La ville et la société Vinci immobilier ont convenu dans un avenant d'inclure une disposition permettant à la ville de procéder dès janvier 2014 aux démolitions des bâtiments actuels du site, le coûts des démolitions estimé à 90?000 euros hors taxe étant intégralement remboursé par Vinci immobilier. Il est donc proposé d'inscrire la dépense de 108?000 euros par anticipation sur le vote du budget primitif 2014, la recette de 90 000 euros hors taxe sera proposé au budget primitif 2014." De son côté, la société Vinci immobilier a fait part à la ville de son rythme de commercialisation (en raison de la crise immobilière et de la conjoncture économique) et de son incapacité à s'engager sur une réalisation rapide et certaine de la totalité du programme. Les travaux de démolition démarrent cette semaine Mais compte-tenu notamment d'un démarrage rapide de l'opération (transfert des bureaux d'ERDF de la rue Monplaisir et construction sociale finalisés), la solution proposée est un phasage de l'opération en deux tranches, la vente étant réalisée pour l'ensemble avec une clause de rachat de la deuxième tranche par la ville selon certaines conditions. Il a donc été proposé au conseil municipal de confirmer la cession à la société Vinci immobilier de l'ensemble du tènement (plusieurs parcelles pour un total de 7 362 m2) mais d'intégrer à l'acte de vente une clause de rachat par la ville de la seconde tranche du projet dans l'hypothèse où cette seconde tranche ne pourrait être commercialisée à une date limite proposée au 15?novembre 2016. "La première tranche comprend l'immeuble de bureau, l'immeuble de logement social C et un immeuble d'accession libre côté ouest B", a précisé Daniel Faurite. "Cet espace constituera un lieu de vie supplémentaire avec le multi-accueil situé à proximité, les commerces et la gare", a fait remarquer Bernard Perrut. Un projet qui suscite de vives critiques La Gauche s'est abstenue sur ce projet. Si Michèle Brun-Piguet (PS) défend la construction de logements sociaux, des commerces supplémentaires et des logements en accession ne constituent pas une priorité pour le groupe. "Où en est la volonté affichée en début de mandat d'arrêter le bétonnage de la ville ?", a-t-elle fait remarquer. Mais c'est Pascal Ronzière (Divers droite) qui a fait savoir sa vive opposition à cette opération. "Vous nous proposez de voter ce soir une ardoise potentielle en 2016 ! Il faudra peut-être sortir un million d'euros. Dès qu'il y a un espace de libre, on construit et bien sûr il faut faire vite. A moins de deux mois des municipales cette délibération marque l'échec de ce projet! Comme nous l'avons déjà dit, nous aurions souhaité que le multiplexe soit implanté à cet endroit ainsi qu'un parking souterrain !" "Que voulez-vous faire, laisser ce terrain en friche??, répond Daniel Faurite. Il n'y a pas de risque financier, le marché de l'immobilier va repartir en 2016?! Si on manque de commercialisation et que nous sommes contraints de racheter le foncier et le permis de construire, il faudra soustraire la somme de 650?000 euros qui correspond à la plus-value de la vente du foncier à Vinci." Par ailleurs, l'adjoint aux finances a précisé que les frais de démolition seront pris en charge par la ville qui sera remboursée. Jean Picard a ajouté que le parking souterrain ne pouvait pas être construit à cet endroit, ni le multiplexe. "En 2016, Vinci n'aura pas envie de laisser construire ces logements par quelqu'un d'autre", a souligné l'élu. C'est ensuite le nombre de logements construits à Villefranche qui a créé la polémique. Les oppositions reprochant à la municipalité de bétonner la ville. "De 2000 à 2012, quatre cent dix logements ont été construits par an, y compris les logements sociaux", a indiqué Michel Geernaert. Ce qui semble raisonnable aux yeux des élus. "En France on devrait construire 450 000 logements par an, or ce chiffre est actuellement de 200?000", a fait remarquer Daniel Faurite. Laurence Chopart

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