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Villefranche/Tarare/Trévoux : l'Hôpital Nord-Ouest toujours au ralenti après la cyberattaque

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Villefranche/Tarare/Trévoux : l'Hôpital Nord-Ouest toujours au ralenti après la cyberattaque

Depuis lundi, 4h30, les trois sites de l'Hôpital Nord Ouest (Villefranche, Tarare, Trévoux) sont au ralenti, la faute à une attaque par crypto-virus de type RYUK. Et la situation pourrait durer.

"C'est une attaque particulièrement infâme et de très grande ampleur." Au moment d'évoquer la situation de l'Hôpital Nord Ouest, au ralenti depuis ce lundi après avoir été victime d'un crypto-virus, la directrice de l'établissement, Marie-Pierre Bongiovanni-Vergez, n'a pas mâché ses mots. "Nous sommes un centre hospitalier qui, depuis un an, est en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 et aujourd'hui, nous devons faire face à ce phénomène."

C'est vers 4h30 lundi matin que la cyberattaque a été détectée par les services de l'Hôpital Nord-Ouest. "Dans la foulée, nous avons immédiatement arrêté le système, nos accès distants, internet et tous nos postes. Et aujourd'hui, nous sommes toujours dans cette situation. Seule la téléphonie interne a pu reprendre."

Aucun transfert nécessaire

En conséquence, depuis lundi, HNO n'accueille plus de patients lourds aux urgences. "Et 30 interventions ont été décalées. Par contre, 576 patients sont toujours hospitalisés sur les trois sites et sont en sécurité. Aucun transfert n'a été nécessaire."

Les activités non urgentes ont été reportées. "Mais la néo-natalité et la maternité continuent, elles, de fonctionner", précise le docteur Le Scanff, de l'hôpital de jour.

Les équipes de HNO ont également dû passer au "tout papier. Que ça soit les demandes de scanners, de biologie et d'IRM ou encore les prescriptions, précise le docteur Verbois, chef du pôle urgences. C'est un peu comme lorsque vous devez passer de l'électricité à la bougie. Ça n'est pas simple, surtout pour des équipes qui sont déjà bien fatiguées"

Une rançon demandée

Le crypto-virus qui touche l'Hôpital Nord-Ouest est connu "depuis 2019, précise Nasser Amani, directeur des systèmes d'information et qui travaille avec l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information pour permettre un retour progressif à la normale. Mais il a des variantes de plus en plus complexes. Celle qui nous touche est du même type que celle qui a paralysé l'hôpital de Dax, même si nous pensons qu'elle a déjà évolué."

Si l'origine reste encore à définir, on sait néanmoins qu'une rançon a bel et bien été demandée pour que HNO puisse de nouveau avoir accès à toutes ses données. L'enquête a été confiée au parquet de Nanterre.

La direction de HNO ne prévoit pas de retour à la normale avant "au moins plusieurs jours".

Tony Fonteneau




Tony FONTENEAU
Journaliste

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