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Villefranche : quel avenir pour les demandeurs d'asiles de Georges-Mérard ?

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Villefranche : quel avenir pour les demandeurs d'asiles de Georges-Mérard ?
Arthur Blet - Le 7 mai, la police à du intervenir pour assurer la fermeture de l'hébergement d'urgence

Sans solution d'hébergement depuis plus d'une semaine, trois familles aidées d'associations évitent la rue.

Nous en parlions sur notre site et dans notre journal, la résidence Georges-Mérard située rue des Fayettes fermait ses portes lundi 7 mai. Parmi les familles en instance de demande d'asile, trois n'avaient pas de proposition de relogement. Les associations locales avaient organisé un sit-in pour empêcher le déménagement des meubles, dans l'attente d'une solution pérenne.

UN BÂTIMENT VIDE

Le bâtiment était réquisitionné par l'Etat dans le cadre du plan froid pour devenir une structure d'accueil d'urgence. "Il n'a pas vocation à le rester éternellement", explique Thomas Ravier, maire de la ville qui loue à l'OPAC les locaux durant toute l'année et qui réfléchit au devenir du bâtiment. "Une coquille vide" qui ne devrait donc pas être une structure d'accueil annuel comme l'espéraient certains.

UNE SEMAINE À L'HÔTEL ET PLUS RIEN...

Le mouvement d'action sociale (MAS) qui, sous mandat de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), gérait ce centre d'accueil a payé à ces trois familles une semaine d'hôtel. Dans le même temps, une secrétaire de la DDCS venue sur place s'est engagée à faire avancer les dossiers. Sans réponses, Solidaires en Beaujolais, association caladoise fondée il y a un an, a pris en charge financièrement deux nuitées supplémentaires.

HÉBERGÉS PAR DES PARTICULIERS

Mercredi, les familles étaient donc sur le trottoir de leur hôtel avec les valises. Sans nouvelles des services de l'Etat, les associations se sont organisées. Par son réseau, Act For Ref a trouvé une habitante acceptant de loger la famille géorgienne. Au coeur des Pierres Dorées, le domicile est mal relié par les transports en commun avec Villefranche, où les deux enfants de 9 et 14 ans sont scolarisés.

De plus, des bénévoles de Solidaires en Beaujolais ont décidé d'héberger chez eux les deux dernières familles sans solutions. Enfin, la famille ivoirienne pourrait bénéficier d'un appartement à Lyon durant l'absence de sa locatrice. Une aubaine pour le jeune père étudiant à l'université Lyon II.

L'ÉTAT EN FAUTE ?

La secrétaire de la DDCS à envoyé un e-mail ce jeudi aux associations expliquant "qu'après rééxamen de chaque situation, la décision d'une fin de prise en charge a été maintenue pour les trois ménages”. L'Etat affirme donc son désengagement. Il n'a l'obligation d'assurer l'hébergement et les besoins primaires que pour les demandeurs d'asiles qui en sont à leurs première ou seconde demandes. Les trois familles ne rentrent pas administrativement dans cette réglementation, dès lors le cas par cas s'applique.

Dans le même temps, aucune réponse n'est apportée quant aux dossiers de demandes examinées par la préfecture, décisions qui scelleront l'avenir des familles.

Arthur BLET






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