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Villefranche - PSG : le FCVB était si près des étoiles…

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Villefranche - PSG : le FCVB était si près des étoiles…
Franck CHAPOLARD - Arnold Lemb et les Caladois ont tout donné face au PSG.

En poussant le PSG jusqu'aux prolongations, le FC Villefranche-Beaujolais est sorti par la grande porte de la coupe de France (3-0) en 8e de finale, au bout d'une épopée merveilleuse qui restera dans l'histoire du club caladois.

Mercredi 6 février. Huitième de finale de la coupe de France, à Décines, au Groupama Stadium, Paris-Saint-Germain FC Villefranche-Beaujolais (0-0). Arbitre M. Anthony Gautier. 22 858 spectateurs. Avertissements : Benedick (27e), Ndiaye (72e) à Villefranche, Draxler (76e) au PSG. But : Draxler (102e), Diaby (113e), Cavani (3-0, 118e). Composition du FCVB : Philippon, Ertel, Gonzalez, Lacour, Jasse, Pagerie (Ndiaye, 63e), Burel (Mambu, Sergio, Benedick (Labeau, 69e), M'Madi (Blanc, 75e), Lemb. Entraîneur : Alain Pochat.

Composition du PSG : Aréola, Bernat (Nsoki, 115e), Marquinhos, Kehrer, Meunier, Draxler, Diaby, Parades, Choupo-Moting (Cavani, 78e), Di Maria (Mbappe, 21e), Nkunku (Dagba, 91e). Entraîneur : Thomas Tuchel.

Un soir pour l'histoire du football caladois. Un soir où les enfants des Maxime Jasse, Nicolas Burel, Rémi Sergio ou Maxime Blanc, auront vu leurs pères défier leurs idoles. Un soir qui restera. Mais tout ne fut pas écrit dans l'aisance. Il a donc fallu tenir le coup d'abord. Ne pas subir les vagues parisiennes pour garder ce petit supplément de lucidité nécessaire dans les vingt-cinq derniers mètres.

Faire un peu comme le grand frère de l'OL, trois jours avant, dans le même cadre, ce Groupama Stadium qui, quand il se met en mode fanfare devient une arène infernale pour les visiteurs. Par étape, tel était le plan de Pochat. Il a fonctionné pendant plus de quatre-vingt-dix minutes durant lesquelles Villefranche aura eu la bravoure de rester à hauteur des étoiles parisiennes qui ne brillèrent guère sans le champion du monde français Mbappe, ni l'attaquant Cavani, préservés sur le banc par l'entraîneur allemand Tuchel, en première mi-temps.

Assez vite, Paris usa d'escarmouches notamment sur coup-pied-arrêtés. Comme Di Maria, dans le mur caladois sur coup-franc (13e) ou cette talonnade de Choupo-Moting, dans le petit filet de Phlippon, peu après. Dans ce début de match au drôle de rythme, Villefranche n'avait pas le ballon et se consacrait à bien défendre, surtout. Il faudra aux Caladois du temps pour vraiment entrer dans leur match, notamment à travers ces imprécisions techniques à l'instant de basculer dans le camp parisien.

La problématique caladoise était surtout de gérer les intervalles et cette facilité, si connue par ailleurs, à changer le jeu rapidement, des hommes de Tuchel. Une fois arrivés à éteindre le feu Diaby à droit lorsque Paris dominait, le FCVB pouvait exister autrement, pas seulement en contres. Burel reprenait un ballon remis par un défenseur parisien dans l'axe, (29e) après un déboulé de Lemb, côté droit, qui frôlait le poteau gauche d'Aréola. Le public beaujolais frissonnait comme jamais dans ce stade qui, pour un soir, était le sien.

CAVANI ET MBAPPÉ ENTRENT EN SCÈNE

Le FCVB était dans sa meilleure période comme sur cette frappe de M'Madi (42e) de peu au-dessus du cadre d'Aréola qui illustrait cette volonté-là, de sortir avec plus de mordant. Tout semblait écrit sans anicroches. Cette merveille de centre de Sergio pour le contrôle-amorti-poitrine de Lemb terminé par une frappe de peu hors du cadre d'Aréola à l'entrée de la surface (47e) disait cela. Le temps favorable au FCVB observé dans le dernier quart-d'heure, avant la pause, se poursuivrait-il ?

C'était le cas, parsemé par quelques tentatives parisiennes. Le mouvement à trois M'Madi-Benedick au centre pour Lemb, un peu court, symbolisait encore l'audace caladoise (61e). La sortie de Pagerie (63e), blessé, venait poser la question de la continuité tandis que l'exclusion de Tuchel du banc, ensuite, traduisait les doutes parisiens. Une seule frayeur serait à noter, côté PSG, lorsque le tacle de Lacour sur Nkunku (82e), à l'entrée de la surface allait contraindre Philippon à se détendre parfaitement au sol face à la tentative de Cavani. La seule opportunité cadrée du PSG, en seconde période.

En prolongations, Blanc enverra dans les airs une reprise des 25 mètres (96e). C'était avant de voir la magie du duo Cavani-Mbappe entrer en scène. L'instant tant redouté allait survenir. En trois temps, trois coups d'épée. L'extérieur pied droit de Marquinhos trouvait la course de Cavani. Au métier, le centre de l'uruguayen se terminait dans les pieds de Draxler (1-0, 102e).

Ensuite, l'excursion à trois signée par Cavani pour la course de Mbappe servant Diaby sur un plateau (2-0, 113e) éteignait les espoirs caladois. Et enfin, une dernière offrande de Mbappe pour Cavani (3-0, 118e) faisait office de fin de bal. Rien, cependant, n'effacera ceci des cœurs caladois : le FCVB était passé si près des étoiles du PSG. Pour un soir qui restera unique.

Ralph NEPLAZ




Julien VERCHERE
Journaliste

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