AccueilVILLEFRANCHEVillefranche : les syndicalistes vont entamer une onzième semaine de grève chez Bayer

Villefranche : les syndicalistes vont entamer une onzième semaine de grève chez Bayer

Après dix semaines de grève devant l'usine Bayer de Villefranche-Limas, les syndicalistes de la CGT ne sont pas près de lâcher le piquet.
Vendredi 15 février, la dixième semaine de grève s'achève et les syndicalistes ne comptent pas lâcher.
Vendredi 15 février, la dixième semaine de grève s'achève et les syndicalistes ne comptent pas lâcher.

VILLEFRANCHE Publié le ,

Les jours passent, mais la grève continue devant les locaux caladois de Bayer. Vendredi 15 février, la dixième semaine de grève s'achève pour les syndicalistes CGT salariés de l'entreprise allemande.

"Le mouvement s'intensifie. Certains services qui ne suivaient pas au début, comme le conditionnement, qui nous a rejoints. Aujourd'hui, c'est une grosse journée de grève, l'activité est aux ralentie, on a un vrai impact", assure Gaëtan Cornu-Chauvinc, délégué syndical CGT. "Normalement, il y a seulement huit unités sur deux qui marchent", précise un gréviste."

DECISION LE 27 FEVRIER

Le mouvement entamé le 10 décembre 2018, va bientôt dépasser la barre des 70 jours de grève. Une centaine de syndicalistes CGT tiennent le piquet de grève devant les barrières de l'usine. Le conflit entre le syndicat et l'entreprise se cristallise autour de la personne de Gaëtan Cornu-Chauvinc, le délégué syndical qui a été mis à pied à titre provisoire pour des "faits gravissimes" selon la direction de Bayer.

"J'ai rencontré l'inspection du travail pendant 30 heures pour établir ce qu'il s'est passé", explique le mis en cause. Le 27 février prochain, l'inspection du travail rendra sa décision sur l'enquête interne. Soit la mise à pied du délégué syndical sera relevée, soit l'entreprise entamera une procédure de licenciement.

"En attendant, on ne lâche pas, sur les 68 jours de grève, j'ai passé 65 jours sur place", rappelle Gaëtan Cornu-Chauvinc. Les grévistes CGT de Bayer sont déterminés à aller au bout de leur mouvement. Pour l'instant, la direction de l'usine temporise. "J'attends que la direction réponde à mes courriels", patiente le délégué syndical. Le verdict du 27 février prochain sera sûrement la première étape vers une sortie de crise.

François HAMELIN

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