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Villefranche : les piétons sont-ils vraiment en sécurité ?

Décembre 2013.

VILLEFRANCHEA la une Publié le ,

Un piéton se fait accrocher rue d'Anse près du Promenoir en traversant la chaussée. Mi-janvier 2014, le directeur de l’école primaire Notre-Dame, boulevard Gambetta, se fait renverser par un scooter. Heureusement, rien de grave pour ces deux personnes, seulement des blessures superficielles. Pourtant ces deux accidents, parmi d’autres, soulèvent quand même une série de questions dont la principale est : les piétons de Villefranche sont-ils vraiment sécurisés ? A cette question, le service d’aménagement urbain et plus précisément le service voirie de la mairie, dirigé par le maire-adjoint Daniel Banck, répond clairement : "Oui, nous faisons tout notre possible pour mettre en place le meilleur pour les piétons, pour assurer leur sécurité. Après nous sommes soumis à une réglementation et les citoyens ont aussi des devoirs. La plupart des accidents sont dû à des incivilités. Dès qu’un accident arrive nous envoyons quelqu’un sur le terrain directement après avoir reçu le rapport de la police". Ces lois régissent la sécurité des piétons En ce qui concerne les incivilités, il faut savoir que l’automobiliste est soumis par le Code de la route, article R 415-11, qui dit que : "Tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée ou manifestant clairement l’intention de le faire". Pour ce qui est de la réglementation urbaine, elle est imposée par le CERTU, Centre d’études sur le réseau, le transport et l’urbanisme, qui dépend du Ministère de l’environnement. Cet organisme décide donc de toutes les réglementations. C’est pour cela que si par exemple vous trouvez que les passages piétons ne sont pas assez éclairés, cela ne dépend pas de la mairie, le CERTU exige que la lumière soit de même intensité dans toute la ville pour éviter l’éblouissement des conducteurs. Même combat si vous trouvez que mettre un passage piéton entre deux bus est dangereux, là encore le CERTU demande que pour sécuriser la traversée des piétons ledit passage se trouve à l’arrière du bus et que les arrêts soient en quinconces. Il n’en va donc pas de la décision de la mairie pour ces installations. Le rôle de la mairie?: qui décide, qui finance?? La mairie a bien sûr un rôle important à jouer. C’est elle qui finance et qui décide où installer et quels types d’aménagements il faut faire. En effet, ces pouvoirs de décision dépendent du maire qui délègue le rôle d’adjoint à l’urbanisme. Depuis le début de son mandat, Daniel Banck travaille à la sécurisation des piétons en demandant par exemple le financement des passages piétons dit "plateaux" ou surélevés aux endroits sensibles, comme devant les écoles ou les centres de retraités. La mairie s’emploie aussi à équiper tous les passages piétons à feux de capteurs pour les personnes à mobilité réduite (à lire dans "En savoir plus"). Elle a aussi passé en zone piétonne l’entièreté du centre de Villefranche, laissant la priorité aux piétons et limitant la vitesse à 30?km/h. Dernier chantier en date, l’aménagement de la gare pour sécuriser encore plus les piétons et les vélos. Tout cela est financé à 100?% par le budget voirie, un des plus conséquents de la mairie caladoise. Un devoir citoyen Beaucoup de ces nouvelles installations peuvent être demandées par les habitants de la commune qui pensent qu’il faut un passage devant chez eux ou que s’il en existe un il n’est pas assez sécurisé. A noter que si un "plateau", (les passages les plus sécurisés, voir chiffre), n’a pas été installé devant l’école Notre-Dame, c’est parce que la pente du boulevard Gambetta ne le permet pas. Et là-dessus Daniel Banck tient à préciser : "Nous faisons au mieux. Si on ne peut pas sécuriser au maximum un endroit, on recrute du personnel pour faire la circulation aux heures d’école. Nous avons enfin trouvé un papa pour l’école Notre-Dame. Sa formation est faite par la police et il est payé par la mairie. Le seul souci, c’est qu’il est difficile de trouver des volontaires sur la durée". L’appel est donc lancé. La sécurité des piétons ne dépend pas uniquement des instances supérieures mais aussi de nous citoyens.

Laetitia Achilli

Correspondante locale de presse

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