AccueilLOISIRSCinémaVillefranche : le film "Reprise en Main" de Gilles Perret projeté jusqu'au 22 novembre aux 400 Coups

Villefranche : le film "Reprise en Main" de Gilles Perret projeté jusqu'au 22 novembre aux 400 Coups

"Reprise en Main" en présence du réalisateur Gilles Perret a fait salle comble vendredi 4 novembre. Ce film raconte le rachat d'une usine par l'un de ses ouvriers, aidé par ses copains d'enfance. Un scénario bien ficelé qui a conquis le public.
Gilles Perret lors de sa venue au cinéma Les 400 Coups.
© L.C. - Gilles Perret lors de sa venue au cinéma Les 400 Coups.

LOISIRSCinéma Publié le ,

Cédric, ouvrier passionné, travaille dans l’une des nombreuses entreprises de mécanique de précision de la vallée de l'Arve en Haute-Savoie, une vallée où il né. Son usine, dans laquelle son père a travaillé est détenue par un fonds d’investissement à la gestion calamiteuse. À l'annonce d'une revente prochaine à un autre fonds, il décide de passer à l’action. Aidé de ses copains d'enfance, il choisit de se draper en financier pour reprendre la société afin de la remettre aux mains des salariés…

"Ce film est issu d'un premier documentaire que j'avais réalisé il y a quinze ans qui s'appelait "Ma mondialisation "dans lequel on traitait de l'arrivée de la finance dans le monde de l'industrie", nous a confié Gilles Perret. Il y avait déjà ces méthodes de LBO que l'on décrit dans le film (Leveraged buy-out)" . Un système de rachat par effet de levier, une technique financière qui permet de racheter une entreprise à moindre coût. La question qui se posait au moment de ce documentaire, c'est de savoir comment on reprenait la main dans cette vallée où des entreprises étaient rachetées par des fonds d'investissement et quelle solution on pouvait proposer. Nous n'avons jamais vraiment trouvé la réponse. C'était donc l'occasion de réaliser une fiction, et finalement on a amené des solutions par le scénario". La possibilité aussi pour Gilles Perret de passer du documentaire à la fiction dans une région et avec des gens qu'il connaît bien.

"OFFRIR DES PERSPECTIVES RÉJOUISSANTES QUANT A L'AVENIR DE CETTE ENTREPRISE"

Il s'agit d'un film social, optimiste qui se termine bien. C'est ce que souhaitait le réalisateur. "Pour cela non seulement, on a mis de la comédie, de l'émotion, mais aussi nous avons travaillé un scénario pour qu'il soit le plus crédible possible et qu'il offre des perspectives réjouissantes quant à l'avenir de cette entreprise".

Ce scénario a représenté plusieurs années de travail et de réflexion pour arriver à raconter ces mécanismes financiers sans lasser les spectateurs. "Nous ne voulions pas que les gens qui viennent voir le film aient l'impression d'assister à un cours d'économie".

"PAR SON COURAGE ET SON INTELLIGENCE, IL PARVIENT A REPRENDRE L'USINE"

Au début du film Cédric, réfute les idées politiques et syndicales de son père, qui lui était un militant syndical au sein de cette même usine. "Le fait qu'il a été formé par son père quant à l'idée de pas baisser la tête, l'amour du travail manuel, etc. cela ressurgit assez vite dans sa façon d'être. Il me semblait plus intéressant de mettre en scène un ouvrier par forcément syndiqué, mais qui par son courage, et son intelligence, arrive à reprendre l'usine et met en application les théories du père".

"Reprise en main" avec Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch et Grégory Montel

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 01 décembre 2022

Journal du01 décembre 2022

Journal du 24 novembre 2022

Journal du24 novembre 2022

Journal du 17 novembre 2022

Journal du17 novembre 2022

Journal du 10 novembre 2022

Journal du10 novembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?