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Villefranche : jugé pour avoir incendié une voiture avec un cocktail Molotov

Un jeune de 18 ans comparaissait ce mardi au Tribunal de grande instance pour avoir fabriqué et utilisé un engin incendiaire.
Villefranche : jugé pour avoir incendié une voiture avec un cocktail Molotov
Dessin : Béatrice VINCENT-MARTRAY

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Les faits remontent à la nuit du 22 décembre 2017. A l'occasion d'une soirée arrosée dans un appartement de la rue Nationale à Villefranche, deux jeunes jettent un cocktail Molotov dans la rue commerçante.

Des employés d'un magasin voisin téléphonent alors aux secours car ils ont vu les deux jeunes lancer l'engin incendiaire sur une Renault Clio Sport, dont le capot prend feu, avant de fuir dans une allée.

Arrivés rapidement sur les lieux, les pompiers prennent en charge l'incendie qui menace de s'étendre à d'autres voitures et à la façade de l'immeuble à proximité. Grâce à l'acte d'un voisin qui a rapidement jeté de l'eau sur la voiture, le pire a été évité selon la juge. Dans le même temps, les policiers interpellent deux jeunes, dont M.N., qui a le haut des cheveux brûlés et un taux d'alcoolémie de 0,75 mg/l.

Après avoir nié, ils n'ont d'autre choix que de reconnaître les faits, ayant été formellement reconnus par les témoins.

C'est ce mardi, au tribunal de Villefranche, que M.N., 18 ans, était donc jugé. Né à Ecully et vivant actuellement dans la vallée d'Azergues, il suit un Bac pro commerce et a un casier judiciaire vierge.

Devant les juges, il explique que c'est son ami qui aurait allumé la bouteille sans l'en informer : "J'ai pris peur et j'ai pensé à ma propre sécurité", précise-t-il, avant de se débarrasser du cocktail Molotov dans la rue Nationale. "Je ne voulais pas le lancer dans cette rue. Je comptais aller dans une zone marginale pour ne nuire à personne", continue t-il devant les juges. "Ils voulaient faire les malins", expliquent les autres jeunes présents à la fête qui ont tenté de les retenir. Le second individu, mineur à l'époque des faits, sera quant à lui entendu par le tribunal pour enfants.

Après délibéré, les juges décident d'une sanction de 140 heures de travaux d'intérêt général à réaliser dans un délai de dix-huit mois. De plus, il devra rembourser au propriétaire de la Clio incendiée la franchise de 428 euros et un préjudice moral de 200 euros pour ce gérant de magasin qui n'a pas pu assurer la journée du 23 décembre, "dernière ligne droite avant Noël" et qui a dû décaler ses vacances avec son fils.

Arthur BLET

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