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Villefranche : il racolait les passants à moitié nu dans sa voiture

C'est un jeune homme très mal à l'aise qui se présente à la barre ce mardi au tribunal de Villefranche, accusé d'exhibition sexuelle et usage illicite de stupéfiants, en l'occurrence de la cocaïne.
Villefranche : il racolait les passants à moitié nu dans sa voiture
Béatrice VINCENT-MARTRAY - Six mois de prison avec sursis pour l'exhibitionniste.

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Le 9 septembre dernier, une jeune femme rentre chez elle après le travail. Elle est interpellée par un homme à bord d'un véhicule sous prétexte de lui demander des renseignements.

C'est alors qu'il lui fait des propositions sexuelles et qu'elle s'aperçoit qu'il ne porte qu'un tee-shirt, exhibant ainsi ses parties intimes. Elle s'éloigne, décide d'appeler la police et s'aperçoit alors que l'homme interpelle également un jeune garçon.

A la barre, l'homme explique avoir acheté de la cocaïne dans la rue, pris un rail dans la voiture et s'être masturbé en visionnant une vidéo sur son portable : "J'ai demandé une fellation à un mec qui passait par là".

Déjà condamné pour consommation de stupéfiants, dégradation de biens, conduite sous l'emprise de l'alcool, le prévenu retrace alors son parcours : "A 25 ans, suite à une déception amoureuse, je me suis mis à consommer de la drogue dure. J'ai un suivi psychologique car je suis quelqu'un d'hyper-actif. En septembre, j'ai craqué ! C'est le mélange alcool et drogue".

"IL NE PENSAIT PAS FAIRE DE MAL"

L'expertise psychiatrique indique que l'homme est anxieux, en souffrance depuis longtemps, qu'il utilise drogue et alcool pour se soigner. Il note également qu'il est mal structuré sexuellement, en instabilité permanente.

"C'est déconcertant de vous écouter, déclare la procureur France Rouzier, quand vous dites que vous êtes quelqu'un de bien avec le casier que vous avez ! Avoir une autre sexualité n'est pas un problème, mais l'exposer dans la rue, et en faire profiter les passants…". Et de requérir six mois de prison avec sursis intégral et mise à l'épreuve de deux ans, une obligation de soins, de travailler, de régler les sommes dues au Trésor public et 500 euros d'amende.

Pour la défense, le jeune homme, père d'un enfant et en couple, a vécu une garde à vue éprouvante qui l'a fait réfléchir. "Il n'a pas compris que les gens aient pu avoir peur, car il ne pensait pas faire de mal. Mais il a pris conscience qu'il faut soigner son mal être avec des anti-dépresseurs et pas la drogue et l'alcool."

Le tribunal le condamne à six mois de prison avec sursis mise à l'épreuve de deux ans et une obligation de soins.

Jacqueline FABRE

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