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Villefranche : des jardins dans la ville

D'abord appelé jardins ouvriers, ils ont été renommés jardins familiaux à la fin de la seconde guerre mondiale.

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Un nom plus rassembleur, qui permettait d’élargir la population des demandeurs. Aujourd’hui, ces parcelles de terrain permettent aux particuliers de cultiver pour se nourrir, de favoriser le travail collectif à travers le jardinage ou tout simplement de prendre l’air. A Villefranche, c’est l’Association caladoise des jardins familiaux qui s’occupent des cinq zones accueillant plus de deux cents parcelles, toutes occupées. La dernière en date se situe à proximité du Peloux. En effet, dès 2008 de nombreuses demandes ont été répertoriées et après avoir acheté un terrain d’une surface de plus de 17?000?m2, l'ex-CAVIL a aménagé les terrains voués au jardinage. Dès 2010 près de quatre-vingts nouvelles parcelles étaient donc en place. Pourtant ce n’est pas fini. La ville devrait bientôt aménager une trentaine de nouveaux emplacements dédiés à la culture dans le quartier de Troussier. Effectivement les jardins familiaux sont très demandés, et ils sont aussi une manière de repenser la ville.

Des demandes toujours plus nombreuses

L’Association caladoise des jardins familiaux dénombre près de deux cent cinquante demandes en attente. Hubert Berython, président de l’association, explique?: "On manque encore de terrains au vu des demandes, les gens veulent un jardin pour travailler, faire de la culture, mais aussi pour sortir de leur contexte de vie et prendre l’air". Pour se voir attribuer un terrain, il suffit d’en faire la demande auprès de l’association et attendre qu’une place soit libérée. Ce sont les demandes les plus anciennes qui sont privilégiées. Mais l’attente peut parfois être longue. Avec une cotisation annuelle à 45?centimes d’euro, eau comprise, les sollicitations sont effectivement nombreuses pour obtenir une place, même si rigueur et travail sont demandés. Hubert Berython prévient?: "Après un ou deux avertissements on peut renvoyer les personnes qui ne s’occupent pas de leur jardin". Evidemment, la plupart sont des passionnés. Christian Lavera détient une parcelle depuis deux ans, il raconte?: "Ça prend beaucoup de temps de créer son jardin, mais c’est vraiment agréable par la suite. On a la possibilité de faire des fruits et légumes quasiment 100% bio, c’est quand même plaisant". Antonio Diaz possède lui aussi une parcelle située au site de La Grenouillère, à Limas, pour lui "les jardins familiaux permettent de s’occuper, mais surtout c’est l’occasion de cultiver !".

Aurélien Sperandio

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