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Villefranche : des demandeurs d'asile bientôt à la rue, un sit-in pour les soutenir

Occupée durant l'hiver par des demandeurs d'asiles, la résidence Georges-Merard, située rue des Fayettes, ferme. Trois familles sont sans solutions de relogement.

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Après la trêve hivernale (31 mars), le bail avait été allongé. Mais aujourd'hui, lundi 7 mai, le camion de déménagement était attendu pour prendre les meubles de la résidence Georges-Merard qui sera fermée ce soir. Les familles en cours de demandes d'asile qui logeaient, légalement, dans le bâtiment n'ont pas de solutions pérennes.

De nombreuses associations occupent depuis ce lundi matin le bâtiment pour empêcher sa fermeture et plusieurs personnes mobilisées ont même organisé un sit-in à l'intérieur. Les forces de l'ordre présentes sur les lieux empêchent toutes les personnes d'entrer ou sortir. Les déménageurs, eux, ne peuvent pas intervenir.

Trois familles à la rue

Depuis plusieurs mois, ce sont neuf familles qui habitaient la résidence. Trois d'entre elles ont été relogées, trois autres dorment à l'hôtel jusqu'au 21 mai. "D'ici là, elles auront des solutions de relogement", affirme Marc Teissier, responsable de plusieurs services du Mouvement d'action sociale (MAS) qui, sous mandat de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), dirige ce centre d'accueil.

Enfin, trois familles sont sans solutions de relogement. Le MAS finance l'hôtel jusqu'à lundi 7 mai, "après l'hôtelier les mettra à la porte et ils seront à la rue", explique un membre du Collectif aide sans papiers de Villefranche.

"Une situation illégale"

D'un point de vue de la loi, un demandeur d'asile a droit à un logement. "Les mettre à la rue, c'est illégal, l'Etat doit agir", s'insurge Gaëlle Gormley, cofondatrice de Act for ref, association d'aide aux réfugiés. Elle aide plus particulièrement une famille géorgienne dont le dossier est en cours de jugement et "dont les deux garçons de 9 et 14 ans sont scolarisés à Villefranche, à l'école Albert-Camus et au collège Claude-Bernard". Les associations attendent une réaction du maire.

Arthur Blet

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