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Villefranche : dans le stress du Bac...

Lundi 16 juin, ils seront près d'un millier d'élèves de terminale à prendre place dans une salle d'un des établissements caladois centres d'examen pour plancher pendant quatre heures sur l'épreuve de philosophie. Le Baccalauréat n'a rien perdu de sa solennité : l'examen sanctionne les années passées au lycée et a conservé sa rigueur et sa minutie.

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Lundi 16 juin, ils seront près d'un millier d'élèves de terminale à prendre place dans une salle d'un des établissements caladois centres d'examen pour plancher pendant quatre heures sur l'épreuve de philosophie.
Le Baccalauréat n'a rien perdu de sa solennité : l'examen sanctionne les années passées au lycée et a conservé sa rigueur et sa minutie. Une fois les consignes de confidentialité données, les sanctions pour tricherie rappelées et toute affaire et téléphone mobile déposés à l'entrée de la salle, les élèves pourront démarrer leur marathon d'une semaine d'épreuves écrites.
Le marathon, ce sont également les équipes des établissements qui vont le courir, l'organisation des épreuves mobilisant toutes leurs ressources. De la mise en place des salles, l'étiquetage des tables pour les élèves tout en respectant l'anonymat de l'examen, la gestion des copies et des sujets... Tout en sachant que les épreuves orales comme les langues vivantes, les sciences, les épreuves de français, et certains cursus comme les bacs professionnels qui ont déjà commencé à plancher. Au lycée Louis-Armand, c'est l'ensemble des salles de l'établissement qui sont mobilisées pour l'organisation des examens, mais aussi tout le personnel : professeurs, surveillants... tous vont participer à la surveillances des épreuves, soit près de cent quatre-vingt-dix agents, que ce soit au sein du lycée mais aussi ailleurs. "C'est une grosse mobilisation, commente le proviseur Bernard Vieilledent, tous les jours depuis déjà un certain temps nous travaillons sur le Baccalauréat. C'est un examen national, très vérifié et sécurisé qui demande une organisation sans faille." L'établissement va ainsi accueillir près de trois cents élèves par jour, principalement issus des séries scientifiques. Transport des copies par deux véhicules, relectures des sujets, participation au jury, c'est toute l'équipe du lycée qui va se mobiliser. A Mongré aussi la mobilisation est de taille avec sur la semaine près de huit cent cinquante élèves accueillis pour les épreuves des séries ES, sachant que l'établissement a déjà commencé lui aussi à accueillir les épreuves anticipées en français et les oraux.
Le Baccalauréat reste le sésame indispensable pour accéder à l'enseignement supérieur. "Ce jour-là, c'est le grand jour, note Bernard Vieilledent, on se jette à l'eau mais pas sous le feu de la mitraille." Le proviseur entend bien conserver, voire améliorer les indicateurs de la réussite de son lycée : 95?% de moyenne de réussite au Bac (97?% sur les séries générales) avec 57?% de mention.

La mode, un des diplômes professionnels de Louis-Armand

A Louis-Armand, on conçoit, on dessine, on coupe et on coud. Le Bac professionnel métiers de la mode, qui se conclut depuis 2009 en trois ans, existe depuis une vingtaine d'années dans l'établissement. Le diplôme a bénéficié, lors de la restructuration des bâtiments il y a une dizaine d'années, de la refonte de ses équipements et de leur modernisation. De la conception assistée par ordinateur à la découpe automatisée des patrons ou tissus, tout est fait pour permettre aux futurs diplômés de travailler dans un atelier ou un bureau d'études aux côtés d'un modiste dans les différents métiers de l'habillement ou des accessoires. Ce sont ainsi une quinzaine d'élèves par niveau (de la seconde à la terminale) qui apprennent les rudiments des métiers de la mode, supervisés par Christelle Caudebec, chef de travaux des filières professionnelles, et des enseignantes spécialisées comme Odile Morel et Emmanuelle Chenaud. Les matières générales sont dispensées en commun avec d'autres filières professionnelles et les élèves comptent une quinzaine d'heures de leur spécialité par semaine. En marge des cours, ce sont également les stages en entreprises qui sont importants pour la découverte des différents métiers. Ils se répartissent en vingt-deux semaines sur les trois années, dont quatre sont dédiées à la réalisation du projet professionnel au lycée. Les épreuves du Bac, les élèves en métiers de la mode les ont déjà commencé avec ce projet?: cette année, les terminales avaient ainsi à concevoir un gilet de chasse, répondant à certains critères et obligations au niveau des matériaux, des impératifs techniques, le tout en partant d'une base établie par une entreprise extérieure. Chacun a donc dû réaliser son propre prototype, se servant des différents enseignements et technologies dispensées au lycée Louis-Armand. Parmi les élèves, on peut trouver certains qui ont choisi une réorientation, voire le passage d'un second diplôme comme Olivia, 19 ans, déjà titulaire d'un bac STG. "Je savais qu'un bac STG ne m'apporterait pas de métier, explique-t-elle, mais mes parents voulaient à tout prix que j'ai un diplôme. Je suis ensuite venue à Louis-Armand passer le Bac métiers de la mode. Mon grand-père était tailleur à Villefranche et j'aimerais bien prendre sa suite. J'aime la réalisation, le travail sur les machines, à l'ancienne avec des aplats sur le papier." Olivia vise ensuite un CAP de tailleur à Valence ou une école de modéliste. Des débouchés, le Bac pro métiers de la mode en offre un certain nombre : sur l'académie de Lyon ou à proximité, la maroquinerie, la chapellerie, des BTS de modéliste, des diplômes des métiers d'arts, mais aussi un cursus universitaire en études et recherches sur la mode... Louis-Armand n'a pas fini de piquer, surjeter...

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