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Vigneron tué par balle à Fleurie : la piste de l'homicide volontaire pas écartée par la justice

le - - Faits divers / Justice

Vigneron tué par balle à Fleurie : la piste de l'homicide volontaire pas écartée par la justice
Adobe Stock / Photo d'illustration

Jeudi matin, un vigneron de 30 ans a perdu la vie sur les hauteurs de Fleurie, mortellement touché par un pistolet de tir sportif. Placé en garde à vue pour "homicide volontaire", le père a avancé la thèse de l'accident. Il a été hospitalisé d'office hier soir.

L'enquête n'a pas connu d'avancée décisive au lendemain du drame qui s'est noué sur les hauteurs de Fleurie, où un vigneron de 30 ans est mort jeudi matin des suites d'une blessure par balle. Une atteinte mortelle au cou consécutive à un tir de son père, pour sa part âgé de 57 ans. L'arme incriminée est un pistolet de tir sportif.

"Les investigations se poursuivent ce vendredi avec l'autopsie de la victime et les résultats attendus des investigations médico-légales. Ces informations pourront être confrontées à la version des faits avancée par le mis en cause lors de sa garde à vue pour "homicide volontaire". Celle-ci a été levée hier soir et l'homme a été hospitalisé d'office en raison de son état psychologique", indique Sylvain Cordesse, procureur de la République de Villefranche.

UNE INFORMATION JUDICIAIRE NÉCESSAIRE

"Nous n'écartons aucune hypothèse. En tout état de cause, l'affaire nécessitera l'ouverture d'une information judiciaire", précise Sylvain Cordesse.

Évoquant des explications "pas très précises", le procureur résume le scénario avancé par le tireur présumé lors de sa garde à vue. "Il explique avoir rejoint son fils alors que celui-ci tentait de débusquer un renard dans un secteur proche des vignes. Le coup est selon lui parti au moment où il chargeait l'arme, sans savoir que son fils se trouvait dans les fourrés. La victime se serait malheureusement située dans l'axe du tir", détaille le procureur.

Alors que de nombreuses zones d'ombre subsistent, le parquet se montre prudent face aux déclarations du père.

Vignerons salariés pour le compte d'un domaine réputé du Beaujolais, père et fils travaillaient ensemble en qualité de responsables des vignes pour les parcelles en appellation fleurie et moulin-à-vent. Menuisier de formation, la victime travaillait avec son père depuis 2015.

Julien VERCHÈRE




Julien VERCHÈRE
Journaliste

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