AccueilACTUALITESViabilité hivernale : le Rhône paré pour l'hiver

Viabilité hivernale : le Rhône paré pour l'hiver

Depuis une quinzaine de jours, la surveillance des routes est de mise pour le Département, qui a présenté son plan de viabilité hivernale le 2 décembre.
Le Département dispose de 55 camions équipés de lames et de saleuses, auxquels s'ajoutent dix-neuf engins privés.
©Département du Rhône - Le Département dispose de 55 camions équipés de lames et de saleuses, auxquels s'ajoutent dix-neuf engins privés.

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Chutes de neiges, arbres qui tombent sur la voirie, verglas… L'hiver est là et avec lui, son lot de dangers pour les usagers des routes du Rhône.

Pour y faire face, le Département a enclenché son plan de viabilité hivernale depuis le 14 novembre et ce, jusqu'au 20 février 2023. Pour surveiller les 2 872 km de routes départementales, 250 agents sont mobilisés. "Dans ce dispositif, le PC Rhône déplacement est le chef d'orchestre de la viabilité hivernale", expliquait Patrice Verchère, vice-président du Rhône délégué à voirie, lors de la présentation sur le site état-major du Service départemental-métropolitain d'incendie de secours (SDMIS) le 2 décembre.

Un risque de chute de neige était justement prévu dans la nuit sur les hauteurs du 69. Créé en 2012, le PC Rhône déplacements assure la gestion de la voirie départementale 24 h/24 h, faisant le lien avec les forces de l'ordre, les services de secours mais aussi les transporteurs, tout en diffusant les informations aux habitants du Rhône.

Les six agents qui le composent disposent de plusieurs outils pour mener à bien leur mission : ils effectuent un point météo chaque jour, aidé des dix-sept stations météos disséminées dans le département.

Des caméras sont installées dans neuf d'entre elles, à plusieurs points stratégiques tels que Les Écharmeaux, Saint-Clément-sur-Valsonne ou encore Saint-Martin-en-Haut.

Elles leur permettent de voir en temps réel ce qui s'y passe, en addition aux agents qui se déplacent dans tout le département. "Le PC Rhône mobilité nous permet de connaitre à l'instant T l'état des routes sur le territoire : on peut ainsi calculer le meilleur itinéraire pour nos interventions et circuler sur les axes les plus sécurisés, ce qui limite le risque de sur accident", soulignait la colonel Laëtitia Didier, directrice départementale et métropolitaine adjointe du SDMIS.

©Zoé Besle Le centre de traitement de l'alerte (CTA) gère les appels au 18 et au 112.

Le PC Rhône mobilité est situé sur le même plateau que le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) et que le centre de traitement de l'alerte (CTA), qui traite les appels au 18 et au 112 : la communication et la coordination entre eux est ainsi simplifiée.

Éviter les naufragés de la route

En 2021, 4 000 t de sel ont été répandues sur les routes du Rhône. Pour ce faire, le Département dispose de 55 camions équipés de lames et de saleuses, auxquels s'ajoutent dix-neuf engins privés.

"En dehors des 550 km de routes principales, les routes secondaires sont aussi déneigées mais il reste toujours une fine pellicule sur la route : la prudence et l'équipement des usagers est capitale pour leur sécurité", détaillait le vice-président à la voirie.

La loi montagne II devrait participer à l'amélioration de la circulation des usagers : depuis le 1er novembre et jusqu'au 31 mars 2023, il est obligatoire d'équiper de pneus hiver (NDLR : pneus neige ou quatre saisons munis du symbole flocon dans une montagne (label 3PMSF). Les pneus quatre saisons avec le marquage (M+S) sont tolérés jusqu'au 1er novembre 2024) ou de dispositifs antidérapants (chaussettes, chaines) dans 96 communes du Rhône.

Les voitures, mais aussi les utilitaires, les camping-cars, les poids-lourds et les autocars sont concernés. Le but étant d'éviter à tout pris les naufragés de la route, soit les personnes immobilisées dans leur véhicule et ne pouvant plus avancer sur les axes.

La création de bouchons sur des axes déneigés, comme cela peut être le cas lorsqu'une autoroute se retrouve fermée (l'A89 par exemple) et que des véhicules, particulièrement les poids-lourds, s'engagent sur des axes sur lesquels ils se retrouvent finalement incapables d'avancer. "Dans ces cas, un seul camion peut bloquer entre 2 000 et 3 000 véhicules dans une masse de neige", témoignait le commandant Éric Giroud, adjoint au chef d'état-major de zone EMIZ-SE.

Pour éviter ce genre de situation, des arrêtés zonaux ou préfectoraux peuvent être pris. En cas de chutes de neiges massives -plus de 3 cm/h – des plans d'hébergements sont déclenchés sur les communes concernées.

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