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Vendanges en 2050 : le scénario catastrophe filmé par Alternatiba

le - - Viticulture

Vendanges en 2050 : le scénario catastrophe filmé par Alternatiba
Simon Alves - Comme d'autres paysans locaux, Jean-Marie Roche a témoigné face caméra.

Des militants de l'association écologiste Alternatiba et des viticulteurs du Beaujolais filmaient ce matin un clip de sensibilisation au réchauffement climatique qui paraîtra vendredi.

La planète n'attend pas. Ce matin, dès le lever du soleil, à Saint-Etienne-des-Ouillères, les vignes du Domaine des Roches se sont transformées en lieu de tournage. Un endroit choisi par Alternatiba pour y filmer avec une dizaine de militants et de viticulteurs un clip de sensibilisation sur le dérèglement climatique et son impact sur les vignes du Beaujolais. "On a décidé de mettre en scène les vendanges du 17 juillet 2050, explique Anne-Sophie Trujillo, militante d'Alternatiba Beaujolais Val-de-Saône. C'est la date à laquelle celles-ci se feront si l'on agit pas face à la hausse des températures."

Dans le clip qui sera dévoilé normalement vendredi sur la page Facebook de l'association, le raisin récolté ne sera plus que du marc, rabougri. Un scénario qui s'appuie sur un rapport de l'INRA repris en mai à l'Assemblée Nationale, et qui stipule que lors des 35 dernières années, les vendanges ont en moyenne été avancées d'un mois en France. "Notre message, c'est que s'il n'y a pas de mesures fortes pour s'adapter, il y a de grands risques de disparition pour le gamay", s'inquiète Anne-Sophie Trujillo.

"C'est chaque année de pire en pire"

Premiers concernés évidemment par ces risques, les viticulteurs eux-mêmes. Au Domaine des Roches, Romain, viticulteur bio, n'a pas hésité à s'engager dans la démarche. "On a vu l'état des vignes brûlées lors de la dernière semaine de canicule dans l'Hérault, développe-t-il. On est conscients de l'importance d'interpeller les politiques et d'effectuer un appel à la coopération." Un constat que partage son voisin, Jean-Marie Roche, maraîcher. Très engagé au sein d'Alternatiba, l'homme se trouvait parmi les décrocheurs de portrait d'Emmanuel Macron à Bourg-en-Bresse. "Chaque année c'est de pire en pire, s'alarme-t-il. Il fait de plus en plus sec et de plus en plus chaud."

Aujourd'hui, le paysan doute de la pérennité de son exploitation dans une zone où l'eau commence à manquer. Et ce malgré l'emploi de techniques plus économes en eau. "On est obligés de changer de système, et il faudra probablement attendre que ce soit le chaos pour tout remettre à plat, poursuit-il, plutôt fataliste. On parle de 2050, mais dès 2030 ce sera très dur. Les élus et les politiques sont loin de la réalité." A voir maintenant si l'appel à la fiction permettra une prise de conscience...

Simon ALVES




Simon ALVES
Journaliste

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