AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeUne séparation visiblement "mal digérée" le conduit devant les juges

Une séparation visiblement "mal digérée" le conduit devant les juges

C'est un homme hébété qui s'est présenté mardi devant le tribunal correctionnel de Villefranche.
Une séparation visiblement
Photo d'illustration.

ACTUALITESFaits divers / Justice Publié le ,

J.G., incarcéré après la révocation de son contrôle judiciaire, est accusé de violence, dégradation, port d'arme blanche et violation de domicile. Son ex-compagne, C.B., mère de ses deux enfants, alors qu'il les ramène chez elle, refuse de discuter avec lui. Enervé, il la pousse, la plaque contre le mur, l'empoigne à la gorge.

Calmé par l'arrivée d'une voisine, la mère décide de le raccompagner chez lui. Mais dans la voiture, il prend un couteau dans son sac, donne des coups dans le tableau de bord et blesse C.B. à la main : "Je vais buter ton compagnon", menace-t-il.

Devant le juge, il reconnaît l'avoir poussée : "J'ai un peu pété un câble ! Je voulais pas lui faire de mal et je comprends qu'elle ait eu peur".

"DES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ"

L'expertise psychiatrique révèle une personnalité de type dépressif avec de possibles passages à l'acte sur lui ou les autres, des troubles de la personnalité et donc une certaine dangerosité.

Même si l'homme dit "être passé à autre chose par rapport à C.B.", l'avocat de la partie civile émet des doutes : "J'ai du mal à penser qu'il ait changé et qu'il ait fait le deuil de cette relation". La jeune femme dit avoir peur, se verrouille chez elle… mais veut tout de même que ses enfants puissent voir leur père. 1 500 euros de dommages et intérêts, 2 000 euros pour le préjudice moral et 60 euros pour le préjudice matériel, telle sera la demande de la partie civile.

"IL A CONSTRUIT SA VIE AUTOUR D'ELLE"

Le procureur Dulin souligne que la jeune femme "a développé un climat de crainte. Qu'il doit faire le deuil de cette relation et adopter un autre comportement". Il requiert dix-huit mois de prison dont six mois de sursis mise à l'épreuve de trois ans, avec obligation de soins, de travailler et d'indemniser la victime et l'interdiction d'entrer en contact avec elle.

Pour la défense, J.G. est en grande détresse, fragile à cause de son enfance où il a connu foyers et familles d'accueil. "Lorsqu'il a rencontré C.B., il a construit sa vie autour d'elle et lorsqu'elle l'a quitté ça a été un gros choc". Il demande donc au tribunal de faire preuve de clémence et de bienveillance, d'autant que les experts le disent "curable et réadaptable".

Au terme des délibérations, le tribunal suit en partie les réquisitions du procureur, dix-huit mois de prison dont douze mois de sursis mise à l'épreuve et les obligations et interdictions demandées, 2 500 euros de dommages et intérêts tous confondus.

Jacqueline FABRE

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