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Un hommage unanime à la liberté d'expression

Près de 2 000 personnes se sont pressées pour venir déposer une bougie, brandir pancartes au désormais célèbre "Je suis Charlie", exemplaires de Charlie Hebdo, dessins…

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Près de 2 000 personnes se sont pressées pour venir déposer une bougie, brandir pancartes au désormais célèbre "Je suis Charlie", exemplaires de Charlie Hebdo, dessins… Scandant "Nous sommes tous Charlie" ou en se recueillant, chacun a exprimé son émotion.

Un groupe de soixantenaires rieurs témoigne. "Charlie, c'est notre jeunesse ; Hara Kiri, c'est notre famille", s'enthousiasme une dame. "J'ai un paquet de journaux chez moi. Ils me ramènent au passé, mais aussi au futur. Mais je suis inquiète quant aux conséquences", dit une autre. "L'idée c'est de rester debout, nous sommes des vieux libertaires et baba cool. Dommage qu'on parle des libertaires seulement quand ils se font tuer", revendique un homme arborant un grand chapeau.

"UN TRUC SANS PRECEDENT"

"Nous sommes présents car nous avons été très choqués. C'est une atteinte à la République, à la liberté d'expression", explique un groupe d'étudiants de l'école d'infirmières. "Pour moi qui suis jeune, c'est un truc sans précédent", s'exclame un étudiant à Sciences po.

Des trentenaires se disent "soudés par rapport à la violence. Notre force c'est qu'on est tous ici. Il ne faut pas tirer de conclusion hâtive, ces gens ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans".

Cette institutrice de CM2, brandissant une pancarte "Liberté", explique qu'elle en a parlé à ses élèves le matin : "L'école est là pour ça. On a mis des mots et on les a laissé s'exprimer. On ne doit rien lâcher !"

"CHARLIE DOIT CONTINUER"

Un groupe de jeunes du lycée Louis-Armand pense que "c'est inadmissible", "que Charlie Hebdo doit continuer", "que c'est triste qu'il y ait tant de morts pour que la liberté d'expression perdure".

Plus loin, des dames aux cheveux blancs se disent "scandalisées par ces meurtres. Nous sommes là pour défendre la liberté de la presse, la laïcité, la liberté". "Je regrette malgré tout qu'il n'y ait pas plus de musulmans avec nous ce soir", confie une autre.

Ce vendredi matin, le kiosque de la place des Arts a un air bien triste avec ses bougies, fleurs et "Je suis Charlie", mais jeudi soir, chez les nombreuses personnes réunies, il fleurait bon la solidarité et le "vivre ensemble".

Jacqueline FABRE

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