AccueilBEAUJOLAISUn camp allemand en Beaujolais vert

Un camp allemand en Beaujolais vert

L'année 1942 voit l'installation d'un camp militaire allemand à Ranchal, à proximité du col des Ecorbans. Pourvu de deux radars, il sert à localiser et repérer les avions alliés.
Ce bâtiment d'une soixantaine de mètres carrés est le dernier encore debout.
Ce bâtiment d'une soixantaine de mètres carrés est le dernier encore debout.

BEAUJOLAIS Publié le , Aurélien Sperandio

En 1940, les Allemands passent pour la première fois par le Beaujolais. Ils arrivent par Chauffailles, puis traversent Ranchal par le col des Echarmeaux, avant de continuer dans la vallée d'Azergues. Ce n'est que deux ans plus tard que les occupants reviennent dans la région et décident de construire un camp militaire au col des Ecorbans, sur une surface de trois hectares. De nombreux Ranchalais y travaillent à partir de la fin de l'année 1942. Que ce soit ceux victimes du chômage, suite à la fermeture d'usines de textiles, ou les jeunes du service du travail obligatoire, qui évitent ainsi d'être déportés pour aller travailler en Allemagne. En août 1943, le camp est opérationnel et les premiers soldats allemands arrivent sur place.

Un camp "radar"

Installé à plus de 800 mètres d'altitude, entre la vallée de la Saône et celle de la Loire, le camp de Ranchal est un endroit stratégique pour l'observation des raids aériens alliés. Deux radars pourvus d'antennes de plus de quatre mètres de diamètre y sont installés. Ceux-ci couvrent alors un rayon de 30 kilomètres allant de Roanne à Mâcon en passant par Villefranche. Les Allemands du camp de "Bernhardiner" (c'est le nom de code qui lui est donné) peuvent notamment surveiller les allées et venues de la Royal Air Force. Mais fin 1944, la chute du Reich se fait pressentir et les troupes alliées approchent à grands pas dans la région. Les militaires allemands détruisent donc le camp dans la précipitation et quittent définitivement le Beaujolais. Aujourd'hui il n'en reste que des ruines. Celles-ci trônent encore à la lisière de la forêt, plus de 80 ans après, laissant planer une étrange atmosphère.

Article tiré du supplément Les 100 histoires en Beaujolais - Val de Saône V.2 édité en 2016.

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