AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeTrois mois de prison ferme pour avoir tenté d'introduire de la drogue dans la prison

Trois mois de prison ferme pour avoir tenté d'introduire de la drogue dans la prison

Un jeune homme en détention provisoire à la maison d'arrêt de Villefranche a été condamné, vendredi 9 décembre, pour avoir récupéré un colis projeté dans la cour.
Photo d'illustration.
© Le Patriote BEAUJOLAIS - Photo d'illustration.

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La passe de quinze. Vendredi 9 décembre, en comparution immédiate, un détenu a été condamné par le tribunal judiciaire de Villefranche-sur-Saône. Âgé de 20 ans, le jeune homme, originaire d'Albigny-sur-Saône, a écopé de trois mois de prison ferme pour recel d'un bien en le dissimulant en vue d'une remis illicite à un détenu, au sein de la maison d'arrêt caladoise.

Il comptait déjà quatorze condamnations dans son casier judiciaire, dont la dernière dans le cadre d'une procédure d'instruction du tribunal judiciaire de Lyon avec mandat de dépôt depuis le 15 octobre pour quatre mois.

Les faits reprochés remontent au 27 novembre. À son retour de promenade, les gardiens de la maison d'arrêt ont trouvé sur l'accusé un paquet transparent dans lequel étaient emballés 50 grammes de résine de cannabis. D'après son témoignage, il était en promenade quand il a récupéré ce colis, fruit d'une projection depuis l'extérieur de la prison.

C'est un autre détenu qui lui aurait remis et demandé de le remonter dans les étages en échange de cigarettes. Il l'a alors caché dans son caleçon avant qu'il ne soit découvert par les gardiens.

Interrogé par la présidente du tribunal, France Rouzier, il a expliqué avoir reconnu qu'il s'agissait de cannabis. Il n'a pas dénoncé le détenu qui lui a passé mais a en revanche expliqué avoir accepté le paquet car "la personne lui a fait comprendre qu'il valait mieux le prendre", sous-entendant des menaces.

En état de récidive légale

Franco-algérien et domicilié chez ses parents à Albigny, le détenu ne vit pas dans un cadre familial violent. Ses parents sont séparés et il est suivi depuis ses 14 ans par la protection judiciaire de la jeunesse. La raison : son parcours chaotique avec ces quatorze condamnations pour délit de fuite, consommation de stupéfiants, rébellion, vol, dégradations, conduite sans permis ou encore violences sur conjoint.

Face à ce profil, la procureure de la République, Tania Deshaires, a requis quatre mois de prison ferme au vu de l'état de récidive légale pour des faits de recel et la révocation de son sursis simple de deux mois prononcé par le tribunal pour enfants de Lyon en octobre 2020.

L'avocate de la défense, Maître Foillard, a estimé injuste les réquisitions de la procureure, prenant pour exemple un cas similaire la semaine précédente pour un jeune homme qui a été condamné à trois mois de prison malgré un état de récidive. Une diminution du quantum de la peine qui a été actée, donc, par le tribunal.

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