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Tribunal de Villefranche : France Rouzier face aux enjeux

La nouvelle présidente du tribunal judiciaire de Villefranche-sur-Saône s'est confiée sur ses missions et ses attentes.
France Rouzier, la présidente du tribunal judiciaire de Villefranche et Laetitia Francart, procureure de la République.
©David Duvernay - France Rouzier, la présidente du tribunal judiciaire de Villefranche et Laetitia Francart, procureure de la République.

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Mardi 11 octobre, c'est à l'occasion de l'audience solennelle que Laetitia Francart, procureure de la République, et Sonia Maffioli, vice-présidente du tribunal judiciaire (TJ) de Villefranche-sur-Saône, ont présenté la nouvelle présidente, France Rouzier, ainsi que deux nouvelles magistrates de la juridiction, Mesdames Eva Humeau, juge des contentieux et de la protection, et Elsa Berthon, vice-présidente en charge du juge des libertés et des détentions.

Pour France Rouzier, cette prise de fonction au TJ de Villefranche, depuis septembre déjà, est synonyme de retour en Calade.

Après un premier passage au parquet de 2015 à 2017, en tant que vice-procureure en charge du parquet des mineurs et des atteintes aux personnes, la nouvelle présidente était d'abord passée par l'Alsace en tant que juge d'instruction pendant quatre ans, puis à Chaumont en tant que juge d'instance, et au tribunal de Belfort, à nouveau comme juge d'instruction. " Après Villefranche, je suis partie à Mâcon, à nouveau en charge des affaires familiales. Et dernièrement, j'étais au détachement de l'école nationale de la magistrature sur des fonctions de formations initiales. J'évaluai les futurs magistrats, en plus des actions de formation continue."

Devant une salle d'audience pleine, France Rouzier s'est dit déterminée à répondre aux nombreux chantiers : qualité de vie au travail, déploiement de la procédure pénale numérique PPN pour numériser les dossiers pénaux, conseil de juridiction pour poursuivre l'ouverture du tribunal sur la cité, commission d'audiencement et projet de réorganisation des audiences.

Qualité de la justice et de vie

"Pour rendre justice" et traiter des affaires, notamment de violences conjugales, "une priorité nationale et déclinée dans cette juridiction", la présidente s'est montrée offensive en rappelant l'importance d'avoir des juges, des magistrats du ministère public et des agents, l'un des enjeux majeurs pour la juridiction étant la question de ses ressources humaines.

"Le territoire connait une hausse démographique importante. Pour autant, la démographie judiciaire n'est pas en phase. Onze juges judiciaires pour le Beaujolais, est-ce suffisant ? La réponse est non. Le besoin de justice est important, qu'il s'agisse de répondre aux actes de délinquance pour la justice pénale, de régler les litiges civils, de protéger les plus vulnérables."

L'année 2022 a prévu une première augmentation des effectifs de la juridiction : la création de trois postes de magistrats supplémentaire, un juge des enfants, un juge et un substitut.

Est également prévu, et indispensable, un renforcement des agents pour les porter à 45 contre 42 en 2018 avant la fusion. "Les postes ne sont pas encore pourvus et j'ai espoir que le CLE (circulaire de localisation des emplois) se concrétise au cours de ma présidence. La venue de renfort permettra assurément d'améliorer la qualité de la justice et celle de vie au travail des membres de la communauté judiciaire".

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