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Transports publics : le Département veut faire des économies

Trop de cars du Rhône (Sytral*) qui roulent quasiment à vide (moins de cinq personnes par trajet), un coût trop important pour le Département, des délégataires réticents à revoir leur offre et à réduire leurs marges?: c'est le constat que fait le Département.

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Pour ajuster l'offre de transports, la collectivité souhaite travailler en étroite concertation avec les communes et les intercommunalités.

Parallèlement, le Département a demandé au Sytral d'étudier une meilleure corrélation entre l'offre et la demande de transports compte tenu de l'existence d'un réseau très dense et "pas assez fréquenté généré par cinq délégations de service public surdimensionnées", indique le Département.

"L'équipe précédente a fait une évaluation et nous nous sommes rendu compte que des lignes n'étaient pas du tout utilisées, qu'il y avait des services qui ne correspondaient pas vraiment aux besoins de la population", souligne Christiane Agarrat, vice-présidente déléguée rapporteur général du budget et aux transports au Département.

Les relevés de fréquentation ont été réalisés à la fois par le Département et le Sytral séparément.

"Le nouveau Rhône dans sa nouvelle configuration n'a plus le même territoire, ni la même population, ni le même budget", poursuit l'élue. Le Département a demandé au Sytral de négocier avec les délégataires des cinq délégations de service public afin d'ajuster les services aux réels besoins. "Ces discussions ne permettent pas aujourd'hui d'obtenir des transporteurs, qui s'abritent derrière des clauses de leurs contrats, une diminution adaptée des services et des coûts", fait savoir le Département. Celui-ci a donc demandé au Sytral de poursuivre les discussions en cours en vue d'obtenir les diminutions de service et de coût que le Sytral et le Département du Rhône ont identifiés (environ 12 millions d'euros de moins par an). "Les discussions continuent avec les délégataires de service public, mais si nous ne nous rapprochons pas du chiffre de cette économie escomptée, nous demanderons au juge administratif de trancher", poursuit l'élue.

Pour la rentrée 2015, aucune suppression de lignes n'est envisagée. "Nous adaptons seulement, comme l'on fait chaque année, des lignes ou des services qui sont très peu utilisés, explique Christiane Agarrat. On ne change rien sur les lignes régulières, les bus scolaires, les liaisons interurbaines. Par contre, ce qui est évolue, c'est le transport à la demande." (voir ci-contre)

Primaires : restitution de la compétence aux communes en 2016

Ce qui va changer également, mais pour plus tard, c'est le transport des primaires. "Nous allons restituer la compétence aux communes à partir de la rentrée 2016", annonce l'élue. Le Département fera savoir aux communes concernées qu'elles devront reprendre cette compétence à leur charge, ce qui leur permettra de s'organiser pour prévoir les circuits et les financements adéquats.

"Pour l'année 2015/2016, rien ne bouge. Nous finançons à 100?% le coût de ces transports pour les communes qui l'organisent. Il s'agit surtout de communes rurales, soit une quarantaine", tient à préciser Christiane Agarrat.

L'ensemble de ces orientations concernant la politique des transports a été exposé récemment lors d'une réunion avec les présidents d'EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale).

Laurence Chopart

* Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération.

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