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Transport scolaire : "Parents et enfants sont pris en otages"

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Transport scolaire : "Parents et enfants sont pris en otages"
(D.R.)

Depuis qu'elle a découvert par hasard la nouvelle grille des cars du Rhône, Gaëtane Benoit ne décolère pas.

"Nous sommes pris en otages ! Quand on a renouvelé les abonnements en juin, on ne se doutait de rien", souligne Mme Benoit, dont les deux filles sont scolarisées à Notre-Dame de Mongré.  "Tout a été fait en catimini, sans consulter les familles, qui n'ont reçu ni courrier ni e-mail. Et bien entendu, il faut continuer à débourser le même prix, 165 euros par enfant, pour un service moindre", regrette-t-elle.
Pour la famille Benoit, dont les deux parents travaillent, le problème se pose de la façon suivante : "Nos deux filles finissent le plus souvent à 16 h 30. Jusque-là, elles prenaient un car vingt minutes plus tard. Il a été supprimé et elles devront désormais attendre 17 h 53. Il faut m'expliquer ce que vont faire mes deux filles dehors pendant près d'une heure et demie?!", fulmine la mère de famille, jugeant au passage "ingérables" les contraintes posées par le transport à la demande.
"Les établissements pourront-ils accueillir tous ces élèves en salle d'étude ?", s'interroge Gaëtane Benoit, qui craint que la fatigue n'altère la vie quotidienne des enfants.
Les horaires du mercredi ont également évolué dans le mauvais sens selon Mme Benoit. "Le car ne va pas les prendre à Mongré avant 13 h, au lieu de 12?h 20 auparavant." Un décalage qui va compliquer la pause déjeuner et les activités de début d'après-midi.
"Les parents vont tomber des nues"
L'habitante de Pommiers estime également que ce nouveau schéma de transports nuit à l'attractivité du territoire. "C'est dommage pour tous ces villages du Beaujolais. Nous avions déménagé à Pommiers en particulier pour la desserte en transport. S'il faut plus d'une heure pour rentrer de l'école qui se trouve à six kilomètres, je crois qu'on va déménager."
Gaëtane Benoit n'envisage pourtant pas de laisser tomber ce combat qui débute. "Peu de parents d'élèves sont encore au courant, mais les gens vont tomber des nues à la rentrée. Je vais peut-être lancer une pétition en ligne, je vais écrire à différentes autorités, au Président de la République s'il le faut, mais je ne lâcherai rien?!", précise-t-elle. "Il faut que les parents d'élèves se mobilisent pour faire évoluer les choses."

Julien Verchère




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