AccueilACTUALITESTrafic de stupéfiant à Anse : prison ferme pour les deux prévenus

Trafic de stupéfiant à Anse : prison ferme pour les deux prévenus

Le couperet est tombé mardi 22 novembre au palais de justice de Villefranche-sur-Saône. Les deux suspects interpellés fin octobre pour trafic de stupéfiant à Anse ont chacun écopé de plusieurs mois de prison ferme.
Un trafic qui pouvait engranger plus de 2 000 € par jour.
Zoé Besle - Un trafic qui pouvait engranger plus de 2 000 € par jour.

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"C'est le modèle de la société pérenne qu'utilisaient les détenus pour ce trafic de stupéfiant", commente la procureure de la République lors de ses réquisitions. Au palais de justice de Villefranche-sur-Saône, mardi 22 novembre, deux prévenus comparaissaient après le démantèlement d'un point de deal sur la commune d'Anse.

Les gendarmes qui travaillaient sur cette enquête depuis février 2022 ont mis fin le 25 octobre dernier à un trafic derésine de cannabis, d'herbe et de cocaïne qui rapportait jusqu'à 2 500 € par jour. Situé près du club de tir à l'arc ansois, l'organisation de cette activité ressemblait étrangement à celle d'une plateforme de e-commerce.

Un système de vente bien ficelé

Les clients pouvaient passer leurs commandes sur les réseaux sociaux via le canal Telegram ou sur Snapchat pour ensuite venir récupérer le produit sur place. Sur l'application de discussion, les prix étaient affichés et les clients y trouvaient des propositions tels que "500 g à 1 500 €".

Le dealer s'était aussi lancé dans la publicité en portant régulièrement un maillot de foot de l'Olympique lyonnais sur lequel était floqué "Coffee Kush 69"faisant référence au nom du groupe Telegram. À la communication s'ajoutait ponctuellement des opérations marketing. Sucettes, cartes de fidélité, cookies, tickets à gratter venaient se glisser au milieu des pochons de stupéfiant. Des offres généreuses qui ont séduit les nombreux "clients" de la région. L'un des prévenus a tout de même assuré avoir conservé son sens moral, "je ne vendais pas durant les heures de sortie des écoles et je n'acceptais pas de servir des mineurs".

Les enquêteurs estiment qu'une quarantaine d'acheteurs pouvaient passer chaque jour.

L'un avoue, l'autre nie

Mis sous surveillance pendant plusieurs mois, les gendarmes réussissent à arrêter deux suspects qu'ils placent en garde à vue. Durant leurs auditions, l'un d'eux, M.R., un jeune homme de 27 ans, confirme aux officiers qu'il était le vendeur de ce point de deal. Néanmoins, il explique n'être qu'un simple pion dans cette histoire et qu'il travaille pour un certain Monsieur B dont il ne connait pas l'identité exacte. Il déclare avoir été contraint d'effectuer ce travail car il avait une grosse dette envers des personnes de Vénissieux et était sans domicile fixe.

Le deuxième présumé coupable a quant à lui nié l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. J.L.I. explique seulement être un consommateur régulier de cannabis et qu'il achetait de temps à autre du produit à M.R. Cependant selon les forces de l'ordre lors de la perquisition de son domicile, ils ont retrouvé "tout l'attirail du dealer".

Les gendarmes affirment également l'avoir identifié lors des surveillances. M.R. assurera pourtant à la barre n'avoir jamais travaillé avec J.L.I. Il se serait juste servi quelques fois de son appartement pour conditionner la drogue.

Prison ferme pour les deux prévenus

Des explications qui ne passent pas auprès du parquet. Il requiert des peines importantes à l'encontre des deux présumés coupables, 18 mois pour l'un, 2 ans pour l'autre.

La défense de J.L.I. plaide sa relaxe, estimant : "On demande deux ans de prison alors qu'il n'a rien fait. On va faire peser au regard de son casier judiciaire(un casier comportant 28 mentions) une responsabilité pénale qui n'est pas la sienne".

Le tribunal prendra en compte les arguments avancés, relaxant J.L.I. pour les faits de vente de stupéfiant. Il écopera tout de même de quatre mois de prison ferme pour détention et usage de stupéfiants, deux mois s'ajouteront à sa peine avec la révocation de son sursis probatoire. M.R., reconnu coupable de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, récoltera quant à lui une peine de dix mois de prison ferme, ainsi qu'une amende de 1 500 €.

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