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Festival des Nouvelles Voix Suzane, une "Nouvelle voix" s'offre seule en scène à Villefranche

Entre chansons françaises et électro, le phénomène Suzane sera sur la scène du Théâtre de Villefranche, samedi 23 octobre, pour la troisième et dernière soirée des Nouvelles voix millésime 2021.
Suzane, une "Nouvelle voix" s'offre seule en scène à Villefranche
@Liswaya

CULTURE Publié le ,

C'est votre premier concert dans le Beaujolais ?

Oui. Et je ne sais même pas si j'aurais le temps de visiter parce que là, depuis la reprise, c'est vraiment la folie. Nous sommes en "tour bus", donc c'est une maison roulante. C'est particulier mais c'est super. Parfois, j'arrive à visiter les villes, mais pas toujours parce qu'il y a les balances, la promo et l'écriture de mon prochain album.

A l'affiche également samedi, sur la scène du Théâtre de Villefranche à partir de 21 h, Eliott Jane et MYD (live band). Delayre sera, lui, en première partie, à 19 h 45, au café du théâtre.

Vous arrivez à écrire en tournée ?

Oui ! J'ai très envie de nouvelles chansons. L'écriture est un petit peu partout avec moi. Je n'ai plus besoin d'être confortablement assise dans un canapé, à telle heure. Je sens que mon écriture s'adapte à ma vie d'aujourd'hui. Et ma vie aujourd'hui, c'est d'être toujours par monts et par vaux. C'est assez inspirant et je suis contente d'écrire aussi comme ça.

 

Votre médiatisation a réellement débuté juste avant le premier confinement. Cela a dû être frustrant pour vous de ne pas pouvoir profiter de l'engouement du public dans la foulée ?

Évidemment ! Je sais que ça a été frustrant pour tout le monde, mais pour moi personnellement, ce timing a été dur. J'arrivais enfin à toucher des gens avec cet album (NDLR : Toï Toï, sorti en janvier 2020), le premier qui sortait, et un mois après, les FNAC fermaient dans toute la France. On a tous subi cette pandémie. On s'est retrouvé enfermé et ce n'est forcément un moment propice à de nouvelles découvertes musicales. Donc oui, j'ai été frustrée sur le moment. Et en même temps, j'ai eu beaucoup de chance, parce que depuis que l'on ressort, je fais des concerts et la plupart du temps, c'est complet. Même si c'est assis et masqué, les gens viennent quand même. Il y en a aussi qui me disent que je les ai accompagnés pendant ce confinement, qu'ils m'ont écouté tous les jours pour avoir la pêche. Ce qui me fait vraiment plaisir, c'est de voir que beaucoup de gens m'ont attendu et qu'ils attendent la suite.

 

"J'aime le lâcher prise"

Ce spectacle est très chorégraphié, quelles sont vos inspirations en tant que danseuse ?

Pour les chorégraphies, j'ai eu la chance de commencer la danse très tôt donc j'ai eu accès à plusieurs styles. Je viens de la danse classique, c'est ma base. Puis j'ai fait du contemporain et du modern jazz. Mais ce qui m'inspire, c'est Chaplin, pour son côté théâtrale, Marta Graham (NDLR : l'une des fondatrices de la danse contemporaine) dans tout ce qui est spontané, je fonce, j'y vais, même si c'est un peu déstructuré. J'aime aussi beaucoup Ryan Heffington (qui a fait toutes les chorégraphies de SIA). Je m'inspire de beaucoup de choses, pas seulement du côté esthétique du classique. J'aime le lâcher prise. C'est ce que j'essaie de déclencher chez les gens. Je veux les faire bouger eux aussi.

@LisWaya

Il y a de l'improvisation dans la chorégraphie de votre spectacle ?

Oui, je laisse toujours un peu de place à ça. Pour moi, comme pour les gens qui viennent me voir. J'aime bien vivre les choses différemment, même si ce sont les mêmes chansons. Bien sûr, il y a des repères aussi dans la danse. Mais j'essaie de garder un petit peu de liberté.

Propos recueillis par Ariane Tilve

 

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