AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeSursis et travail d'intérêt général pour le trafiquant de cannabis

Sursis et travail d'intérêt général pour le trafiquant de cannabis

C'est une énième affaire de stupéfiants qui était jugée mardi 4 octobre au tribunal de Villefranche.
Sursis et travail d'intérêt général pour le trafiquant de cannabis
Béatrice VINCENT-MARTRAY - Six mois avec sursis et 210 heures de travail d'intérêt général pour le trafiquant.

ACTUALITESFaits divers / Justice Publié le ,

Le prévenu, Y.B., était accusé d'acquisition, de détention, cession, usage de cannabis. "Si j'ai fait ça, c'est pour payer ma conso", explique-t-il. "Mais vous savez que c'est interdit, et pourtant ça ne vous empêche pas d'acheter et participer au trafic. Ça vous apporte quoi ?", demande la juge Aurore Jullien-Vernotte. "Je savais que c'était pas bien, j'ai pas réfléchi. Ça m'apporte rien, c'était pour se faire montrer !", avoue-t-il.

Le procureur questionne alors, tout en donnant les réponses : "Quelle est votre journée type ? Lever à 11 h, vous mangez, vous tenez le mur de Belleroche. Et après que faites-vous ? Comment voulez-vous trouver du travail en vous levant à 11 h ? Aujourd'hui vous vous êtes levé à 8 h pour être en forme au tribunal ?".

Considérant qu'on entend beaucoup trop parler de lui au parquet de Villefranche, le procureur demande un an de prison assorti du sursis total, 1 000 euros pour les faits reprochés et un travail d'intérêt général de 210 heures, avec l'espoir qu'il se réinsère.

L'avocat plaide que l'oisiveté de l'accusé n'est pas un délit : "Des Tanguy on en connaît de partout ! Le travail d'intérêt général est idéal pour lui, pas la peine de prison".

Au terme des délibérés, Y.B. est condamné à six mois avec sursis et 210 heures de travail d'intérêt général, avec l'obligation de formation et de travailler.

Jacqueline FABRE

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?