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Stéphane D'Urbano : "au Liban, je me régale !"

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Stéphane D'Urbano : "au Liban, je me régale !"
DR - Le coach originaire du Beaujolais est désormais bien accaparé par sa mission au Liban dans une académie devenue une référence au Moyen-Orient.

Au bout de sa seconde saison à l'Athletico Beyrouth au Liban comme directeur d'une académie liée à l'Olympique Lyonnais, l'ancien coach du FC Villefranche-Beaujolais déroule le fil d'une expérience à l'étranger qui ne cesse de l'enrichir.

Il n'est pas prêt de revoir les terrains régionaux. Et cela lui plait. Stéphane D'Urbano, depuis qu'il a quitté le FCVB au printemps 2017 est un coach heureux au Liban où il occupe la fonction de directeur d'une des nombreuses académies liées à l'OL, l'Athlético Beyrouth. En passe de prolonger son contrat, il lui reste encore deux années à honorer là-bas, il reste un observateur avisé du foot comme il se joue encore dans le Rhône. De passage en Calade la semaine dernière, il a pris le temps d'évoquer ce présent si particulier au Liban sans se couper du passé. Entretien.

Stéphane D'Urbano, vous êtes au Liban depuis 2017, est-ce que cette expérience va se prolonger encore longtemps ?

"Certainement. Mais on sait tous comment ça marche dans le foot. Pour l'instant, au Liban, ça se passe tellement bien que je ne me vois pas partir ailleurs. On vient d'être élu meilleur club de jeunes au Liban. On a raflé quatre titres nationaux sur huit. L'idée c'est de continuer à être au top chez les jeunes. Notre objectif est de commencer à ouvrir des contacts avec l'étranger, en Europe. On est en partenariat avec l'OL, un niveau très élevé. On a eu la possibilité pour nos jeunes d'aller faire des essais à Clermont (L2). On souhaite vraiment sortir les joueurs du Liban et les emmener en Europe. L'autre objectif majeur de l'Athlético Beyrouth est de devenir le meilleur centre de formation du Moyen-Orient. On vient de créer un Sport-Etude pour des jeunes de 9 à 17 ans. C'est un gros projet dans lequel je veux pleinement m'investir".

Humainement à quelle échelle placez-vous cette expérience au Liban ?

"D'abord, au niveau du terrain, je suis revenu à ce que je faisais quand j'ai commencé à Trévoux et à Chazay ou à Chasselay. C'est un boulot totalement différent de ce que j'ai fait à Villefranche au poste d'entraîneur de la CFA. Ce coaching au quotidien me manque un peu. Mais ma plus belle réussite est sur le plan humain. Je rencontre des gens qui ont vécu quarante ans de guerre. Ils dédramatisent beaucoup de choses. Ils profitent de toutes les petites choses qu'offre la vie. Cela m'aide vraiment à réfléchir sur nos mentalités européennes. Le Liban d'aujourd'hui vit à 200 à l'heure et j'aime ça."

"Voir le FCVB en coupe de France face au PSG, c'était magique"

Suivez-vous, de là-bas le parcours du FCVB, votre ancien club ?

"Oui, j'ai continué à suivre Villefranche, même au Liban, surtout lors de cette première année en National que le club a tant voulu rejoindre depuis des années. Je me souviens de ce que disais Philippe Terrier (président du FCVB) le jour de la montée en rappelant qu'avec Landry Ndzana nous avions été à l'origine de la transformation du club. J'ai suivi le parcours du FCVB en coupe de France, notamment ce huitième-de-finale face au PSG dans un restaurant, à Beyrouth. C'était vraiment sympa de vivre cela dans un tel cadre. Personne ne savait, ce soir-là, où se situait Villefranche, mais au bout du temps réglementaire (0-0), tout le restaurant était pour Villefranche (rires) ! C'était magique de vivre ça si loin, de voir le maillot du FCVB dans le stade de l'OL face aux stars du PSG, j'ai vraiment pris mon pied."

Est-ce que le regard porté sur Villefranche change de l'étranger ?

"Je me suis plutôt concentré sur le foot du Moyen-Orient. Mon regard sur un club comme Villefranche porte sur l'aspect haut-de-gamme, vu du Liban. Si on pouvait l'exporter sur ce continent, il exploserait tout ! L'image que je peux avoir du FCVB, au même titre que Bourg, est celle d'un club très structuré. J'aimerais voir un jour un petit libanais jouer ici en National. Le foot au Liban est devenu un facteur social important. Les gens veulent rêver. Dans tous les sens du terme, au Liban, je me régale."

Vous suivez aussi la marche de MDA (Monts-D'Or-Anse) votre ancien club. Que pensez-vous de leur recrutement actuel qui dit beaucoup de leurs ambitions en N2 ?

"Je suis vraiment content de voir mes potes comme Landry (Ndzana) rejoindre ce projet en N2 après avoir passé deux années difficiles à Belleville. Il a de la compétence. A Chasselay, il sera accompagné de notre ancien gardien (Jean-Pierre Grandclément) comme entraîneur à poste. Il y a aussi Edouard (Chabas) dans le recrutement. Ils travailleront avec une légende de l'OL (Cris) qui déborde d'ambition. C'est un projet excitant. Ces mes ont la dalle ! Ils m'ont presque donné envie de revenir. Ils ont un président qui pue le football (Jocelyn Fontanel) et à qui je dois beaucoup de choses parce que c'est lui qui m'a formé. Demain si je reviens dans la région, le match que j'aurais envie d'aller voir ce sera à Chasselay. J'espère que ça va bien se passer pour eux."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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