AccueilACTUALITESPolitiqueSofiane Dahmani : "Un candidat qui n'est pas sur le terrain, ce n'est pas un vrai candidat"

Sofiane Dahmani : "Un candidat qui n'est pas sur le terrain, ce n'est pas un vrai candidat"

En lice pour les législatives dans la 9e circonscription du Rhône, Sofiane Dahmani, 18 ans, a annoncé retirer sa candidature. Les raisons de ce retrait, son soutien à Ambroise Méjean, son expérience de campagne : le jeune caladois s'explique.
Sofiane Dahmani : "Un candidat qui n'est pas sur le terrain, ce n'est pas un vrai candidat"
© Simon Alves

ACTUALITESPolitique Publié le ,

Pourquoi vous retirez-vous ?

Sofiane Dahmani : Pour des raisons personnelles. Je dois me déplacer plusieurs fois en Italie (NDLR : son pays de naissance), donc je ne pourrai pas assurer ma présence sur le terrain. Et un candidat qui n’est pas sur le terrain, ce n’est pas un vrai candidat. Mais on sera présent lors des prochaines élections.

Vous aviez engagé vos propres économies, avec jusqu’à 5 000 € de prévus…

À la fin on a mis 2 500 €, ce qui est important, l’équivalent de deux mois de salaire pour certaines personnes. Mais c’était un risque à prendre. Je ne savais pas que j’allais me retirer. Mais quand on est passionné par quelque chose comme moi par la politique, on le fait.

Que retenez-vous de ces quelques semaines de campagne pour les élections législatives ?

On a pris de l’expérience. On s’est mobilisé et on a commencé à comprendre comment interagir avec vous les journalistes (rires). On a pu rencontrer les gens. Même si parfois on a eu des problèmes avec l’extrême-droite et l’extrême-gauche et que j’ai reçu beaucoup de commentaires et d’insultes de la part de partisans d’Alexandre Portier ou de la Nupes qui n’ont pas aimé que je soutienne Ambroise Méjean. Mais je savais que j’allais recevoir ces menaces.

Vous vous êtes confronté à la réalité de la violence en politique. Comment avez-vous fait face à ça ?

C’est dur. Heureusement que mentalement j’arrive à gérer ça. Mais on voit des gens se suicider pour ça. Mais je m’en fiche, je suis habitué. Heureusement, j’ai des gens qui m’aiment.

Quel type de menaces avez-vous reçu ?

Des menaces de mort et beaucoup d’insultes sur mes origines à l’extrême droite. À gauche, on m’a traité de traître parce que je ne les ai pas soutenus. Mais je n’ai jamais adhéré à leur parti. Je soutiens Ambroise Méjean, mais je ne soutiens pas Renaissance. Je trouve que c’est le seul homme qui sait débattre et qui a un programme.

La déception des gens vient peut-être aussi de votre engagement hors des partis qui se trouve contredit par ce soutien ?

Je suis d’accord. Même en interne, cinq personnes ne me parlent plus à cause de ce soutien. Mais ce sont des amis, je vais essayer de les convaincre car on ne doit pas mélanger politique et amitié. Si je soutiens Ambroise Méjean, c’est pour avoir un changement ici. Ça fait 40 ans que l’on a le clan Perrut ici. À un moment, il faut changer.

Que vous êtes-vous dit avec Ambroise Méjean pour que ce soutien à sa candidature intervienne ?

On s’est mis d’accord avec des programmes communs. Il a promis qu’il allait porter nos propositions autour de l’écologie, la jeunesse, le pouvoir d’achat ou les retraites. Il porte quand même un programme. Même si je ne suis pas d’accord avec Emmanuel Macron. Si Ambroise Méjean n’avait pas milité pour le pass culture, on n’en aurait pas. J’ai été un des premiers à manifester quand il y avait les gilets jaunes. Mais il faut faire des choix dans la vie. je préfère l’avoir lui plutôt que Bernard Perrut.

Au micro de BFM Lyon, vous avez eu des mots assez durs à l’égard d’Alexandre Portier. Vous estimez qu’il ne “propose rien”. Vous maintenez ?

Je pense que Les Républicains ont choisi le mauvais candidat. J’aurais préféré avoir une femme comme Béatrice Berthoux, qui a quitté le parti.

En dehors des élections, comptez-vous continuer à vous investir politiquement dans le Beaujolais ?

Oui, le combat n’est pas fini. On sera toujours là pour les prochaines élections, dans la rue pour parler aux gens, on va continuer à se faire connaître. On a envie de prendre en main la politique. C’est à nous, les jeunes, de gérer. On a quand même réussi à créer une force que personne n’a réussi à créer en quelques semaines. On a mobilisé des jeunes, grosso modo près de 4 000 personnes. Et ça dans les bulletins de vote, ça fait mal.

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