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Seize places ouvertes pour l'hébergement d'urgence

Chaque année, l'hiver approchant, le plan froid est réactivé en direction des publics les plus fragiles : ceux qui ne disposent pas d'un domicile et qui se retrouvent à la rue quand les températures les rendent le plus vulnérables.

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A Villefranche et son agglomération, le foyer Notre-Dame des sans-abri, rue Robert-Schuman, se retrouve au centre du dispositif. Bénéficiaire d'un budget de 100?000?euros pour les cinq mois concernés par le plan froid, financé à la fois par l'Etat et la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), la Communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais Saône et une partie directement par le foyer, l'établissement met ainsi à disposition seize places en hébergement d'urgence. "Nous avons déjà onze personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan froid, commente Sylvestre Nahounou, responsable du foyer caladois de Notre-Dame des sans-abri. En tout, nous avons quatre places (deux couples), huit places pour des hommes isolés et quatre pour des femmes isolées." Le foyer a modifié sa capacité pour accueillir davantage de femmes. "On en voit plus dans la rue, explique Hubert Guyotat, administrateur du foyer, on offre ainsi un meilleur équilibre aux demandeurs."
Mais ne rentre pas dans le dispositif qui veut : depuis cette année, une commission urgence est chargée d'étudier les demandes formulées par le SAMU social (le 115) ou la Maison de la veille sociale dont l'objectif est d'étudier le cas des personnes qui se présentent à elle. La fragilité des personnes, notamment l'état de santé, constitue une priorité pour l'accueil en hébergement d'urgence. "Sur les seize places, deux sont réservées pour la maraude, ajoute Sylvestre Nahounou, qui repère les personnes qui s'abandonnent, ne font aucune démarche et pour lesquelles rester dans la rue représente un danger vital."

Les personnes sont suivies par des travailleurs sociaux

Le 115 reste le meilleur moyen de signaler une personne qui, devant dormir dans la rue ou dans un squatt, pourrait se retrouver en danger. Mais d'autres structures veillent, à l'image de la maraude, organisée par plusieurs associations locales, qui dispose de deux places réservées au foyer Notre-Dame des sans-abri.
Pendant leur séjour en centre d'hébergement d'urgence, les personnes sont suivies par des travailleurs sociaux. "Nous établissons un contrat avec elles, explique Sylvestre Nahounou, nous leur assurons le gîte et le couvert, la sécurité mais aussi un accompagnement et une information." L'objectif est ainsi d'aiguiller les bénéficiaires vers les dispositifs de droit commun et des solutions pérennes. Ainsi, à l'issue du plan froid en début d'année 2014, toutes les personnes avaient pu être orientées vers d'autres structures. Même si Notre-Dame des sans-abri aimerait bénéficier de crédits suffisants pour proposer, en dehors de la période hivernale, un accueil et une réponse aux personnes sans domicile fixe. Le foyer s'appuie également sur son accueil de jour, la Main tendue, qui propose tous les jours douche, possibilité de laver du linge, de rencontrer du personnel médical et s'occupe des petits déjeuners et repas du midi pour les personnes hébergées. "Nous recherchons des bénévoles, note Hubert Guyotat, pour renforcer l'équipe de la Main tendue qui est ouverte tous les jours de semaine de 9?h à 12 h, mais aussi pour proposer des activités aux personnes accueillies."
En marge du dispositif du plan froid, les services municipaux veillent également sur le terrain. "Nos agents sont attentifs, note Stéphane Cellier, directeur adjoint des services, notamment la police municipale qui, lors de ses rondes, peut être amenée à repérer des personnes sans domicile et à les orienter vers des structures d'accueil comme l'Oasis. La ville peut également mettre à disposition, pour une nuit et si le froid est trop important, un local chauffé." Le Centre communal d'action sociale, qui travaille avec la Maison de la veille sociale, repère les personnes en difficulté, propose des parcours résidentiels aux personnes fragiles mais répondant aux critères leur permettant de prétendre à un logement.
Si l'ensemble des acteurs sociaux font leur maximum, un geste reste indispensable si vous apercevez une personne dont le seul lieu de couchage est la rue : le 115 !

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