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Salles-Arbuissonnas : six voitures incendiées en deux ans

Après une première série en novembre et décembre 2021, un nouveau véhicule a brûlé au Pont Mathivet dans la nuit du 9 novembre. Une réunion avec la municipalité, les habitants et les forces de l'ordre est prévue la semaine prochaine.
Salles-Arbuissonnas : six voitures incendiées en deux ans
©DR

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Les voitures brûlent et l'inquiétude monte chez les habitants du Pont Mathivet : en deux ans, six véhicules ont été incendiés dans ce lotissement constitué de logements sociaux.

Perrine Brulas, dernière victime en date, réside depuis six ans au Pont Mathivet. "Cela a commencé à la mi-novembre 2021, dans le fond du lotissement. Il y a eu très peu d'intervalle – quelques jours à peine – entre la première et la seconde. La ou les personnes qui ont fait ça ont ensuite attendu avant de réitérer début décembre".

Le soir où la première voiture avait brulée, elle indique qu'un autre véhicule d'un voisin, qui résidait dans une maison isolée dans un virage en direction de Saint-Étienne-des-Oullières, avait lui aussi été incendié.

Un an plus tard, c'est à son tour d'en faire les frais : sa voiture, une Peugeot 307, a été incendiée dans la nuit du 9 au 10 novembre, ainsi que l'utilitaire de son ex-conjoint.Sur ce dernier, grâce à la vigilance du fils d'un voisin qui a vu une ombre suspecte à proximité du véhicule, le feu a pu être maîtrisé.

©DR Le pneu de l'utilitaire sur lequel le feu a pu être maîtrisé.

"Quand il est descendu, la 307 s'est embrasée : il a eu le temps appeler gendarmes et pompiers, et son père d'éteindre le camion". Le feu aurait aussi pu se propager au Tucson de Perrine Brulas qui a heureusement pu être déplacé.

Pour les résidents, "Tout ces évènements sont liés"

Les habitants du Pont Mathivet tombent d'accord : "Tous les voisins pensent que c'est lié aux évènements de l'année dernière", souligne Perrine Brulas. Pour eux, les feux seraient vraisemblablement dus à des règlements de compte en lien avec un trafic de stupéfiants existant au sein du lotissement.

Un suspect avait été arrêté l'année passée, avant d'être finalement relâché. Rita Possuelos, une autre résidente du lotissement, s'est faite la porte-parole des inquiétudes communes des habitants.

Elle a écrit une lettre au maire de Salles-Arbuissonnas le 10 novembre, ainsi qu'au sous-préfet du Rhône. "Lorsque j'ai vu la voiture complètement calcinée il y a quinze jours, j'ai tout de suite envoyé un mail au maire qui m'a recontacté dans la foulée en me disant qu'il ne fallait pas être trop inquiet et que la gendarmerie enquêtait".

Du fait de la crise énergétique, l'extinction de l'éclairage public intervient au village à 21 h en semaine et 23 h le weekend : les habitants souhaiteraient qu'il soit éteint plus tard, voir laissé toute la nuit, faire installer de la vidéosurveillance ou des détecteurs de mouvements.

"On en a dans le foyer pour SDF où je travaille et ce n'est pas hors de prix", souligne-t-elle. "Ce qui m'a tout particulièrement inquiété, c'est que dans l'utilitaire qui failli brûler, il y avait des bombonnes qui auraient pu exploser : si ça n'avait pas été maitrisé, ça aurait pu blesser des gens. En plus, les véhicules sont garés très près de nos habitations".

Interrogé sur ces évènements, le maire du village Stéphane Parizot souligne qu'il comprend l'angoisse des habitants. "Mais cela dépasse mes compétences réelles, il faut travail commun avec les forces de sécurité". La mise en place de vidéosurveillance, au vu de son coup et de sa complexité, n'est pas au programme, "Pour l'instant, il s'agit d'un cas isolé après la première série l'année 2021".

Quant à l'éclairage public, il est techniquement impossible d'éclairer seulement le lotissement et pas le reste du village. "D'autant plus que les gendarmes et toutes les statistiques le montre, il n'y a pas de lien entre réduction de l'éclairage public et hausse de lacriminalité", souligne l'édile qui cite l'exemple d'une voiture désossée à Vaux-en-Beaujolais il y a quelques semaines. "Les criminels ont pu travailler en toute quiétude sous un lampadaire".

Une réunion à propos des voitures incendiées prévue entre municipalité, habitants et forces de l'ordre

Le maire de la commune et la gendarmerie organisent une réunion avec les habitants au sujet de ces feux le mardi 29 novembre."C'est une demande légitime des concitoyens, il est indispensable qu'ils soient rassurés par les forces de l'ordre", souligne le maire.

Du côté de la gendarmerie, on constate bien"une résurgence du phénomène" advenu en 2021, et l'enquête débutée l'année passée se poursuit. "Rien ne démontre à ce stade qu'il s'agit d'une seule et même personne, mais il est difficile d'imaginer qu'il n'y ait pas de lien entre les différents évènements", indique le commandant de compagnie Clément de Maillard. Forces de l'ordre et municipalité travaillent "main dans la main" pour résoudre ce problème.

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