AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeSaint-Georges-de-Reneins : condamnée pour avoir frappé son enfant d'un an et demi au visage

Saint-Georges-de-Reneins : condamnée pour avoir frappé son enfant d'un an et demi au visage

Excédée par les pleurs de son fils, une Reneimoise au profil fragile et jugée le 6 janvier à Villefranche avait laissé une marque "très impressionnante" sur le visage du bambin, visible plusieurs jours après les faits.
Photo d'illustration.
© Simon ALVES - Photo d'illustration.

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C'est le père de l'enfant, présent dans la salle d'audience du tribunal de Villefranche le 6 janvier et dont la jeune femme de 27 ans est séparée, qui a déposé plainte pour son fils d'un an et demi. Le 30 juillet 2022, il avait récupéré ce dernier chez la mère de l'enfant, à Saint-Georges-de-Reneins et constaté une marque nettement visible sur son visage.

Demandant à son ex-conjointe les raisons de cette blessure, celle-ci lui a avoué qu'elle était de son fait. Quatre jours plus tôt, dans la nuit du 25 au 26 juillet, alors que l'enfant ne parvenait pas à s'endormir et excédée par ses pleurs, elle a fini par lui "mettre une claque". Un geste qui a causé une ecchymose sans hématome au niveau de la mandibule avec "un aspect rouge jaunâtre" selon le médecin qui l'a examiné.

S'expliquant auprès des gendarmes, la Reneimoise a révélé avoir arrêté son traitement psy. Elle était sous anxiolytiques en raison de sa fragilité psychologique. Un contexte qui avait poussé les services sociaux à effectuer un placement externalisé de l'enfant pour permettre un suivi de la situation.

Elle n'en était en effet pas à sa première. Un autre épisode avait eu lieu en novembre 2020, quand elle avait jeté le nouveau-né dans son lit, a révélé la présidente du tribunal, Sonia Maffioli. Pour la prévenue, cela était lié à une "accumulation de fatigue et un épuisement psychique". Et quand la juge lui a demandé pourquoi elle n'avait pas prévenu directement le père, la jeune femme a répondu que cela était dû à des relations compliquées avec lui.

Son profil a été détaillé : titulaire d'un CAP dans la restauration et locataire à Saint-Georges-de-Reneins depuis août 2021, elle est actuellement sans emploi et survit avec 500 € par mois.

"Un coup porté d'une violence inouïe"

À la barre, elle a assuré vouloir commencer une formation dans le domaine du bien-être et chercher à s'améliorer pour pouvoir récupérer la garde alternée de l'enfant qu'elle ne peut plus voir qu'une fois par mois. "On peut vous retirer l'autorité parentale et donc vos droits de mère, en est-vous consciente ?", lui a rétorqué la présidente.

Intervenant dans les intérêts du père et de l'enfant, Me Braillon a rappelé que l'enfant était né d'une relation d'à peine quelques mois et que le géniteur n'avait pas été prévenu de l'accouchement. L'avocat a également mis l'accent sur des photos "extrêmement impressionnantes des blessures de quatre jours", évoquant une "violence extrême". Il a réclamé 1 000 € au titre de dommages et intérêts pour l'enfant.

De son côté, la procureure Dorothée Perrier a insisté également sur la "trace très impressionnante sur le visage de l'enfant", parlant de "coup porté d'une violence inouïe pour occasionner une telle marque". Elle a requis quatre mois de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans avec obligation de travail, de soins, de dommages et intérêts et de stage de responsabilité parentale.

Le tribunal a confirmé les quatre mois mais réduit dix-huit mois le sursis probatoire. La prévenue devra régler 1 € symbolique au père et 1 000 € en sa qualité de représentant légal de l'enfant.

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