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Rugby/Fédérale 2 : Le CSV devra encore s'arracher !

Vainqueur de Meyzieu sur une marge insuffisante de quatre points (20-16), le CSV va devoir passer par les barrages pour monter en Fédérale 1 au bout d'une saison éreintante.
Rugby/Fédérale 2 : Le CSV devra encore s'arracher !
FRANCK CHAPOLARD

SPORTSRugby Publié le , RALPH NEPLAZ

La ville des barrages. Comme leurs voisins du football vendredi soir au stade Armand-Chouffet, le FCVB, les joueurs du CSV sont passés tout près d'une belle fiesta à la maison, avec la célébration d'une montée en Fédérale 1 reportée à la fin de ce mois. Dans un derby qui promène toujours autant de piment, face au rival Majolan, vainqueur à l'aller (28-23), les Caladois, soutenus par une belle cohorte de supporters à l'Escale, ont vraiment de quoi nourrir de grands regrets, ce soir, car ils ont donné la sensation d'être les maîtres de ce 16e-de-finale retour, durant la majeure partie du temps, pour finir dans la frustration, la précision du buteur de Meyzieu, Jean-Baptiste Merle, comme à l'aller (23 points) ayant encore été diabolique à Arnas, surtout en seconde période.

Tout l'Escale attendait cela !

L'histoire d'un match qui s'est joué sur un fil au bout duquel le CSV a chuté. Tout aurait pourtant pu se terminer dans la liesse générale, si l'ultime pénalité de l'arrière beaujolais Ferro était passée, à la dernière minute en gonflant le score au-delà des quatre points d'avance pour des Caladois qui devaient en combler cinq ! Une histoire aussi d'indiscipline, quand la première période, avec le vent favorable, avait donné au CSV une avance de dix points (10-0) signe d'un jeu de mouvement beaucoup plus affirmé. Villefranche n'aura pas beaucoup douté durant ces quarante premières minutes, car malgré un premier quart-d'heure tendu par l'enjeu, l'essai du talonneur Pakihivatau au bout d'une percée collective plein centre, transformé par l'arrière Ferro, avait mis la Calade sur de bons rails, portée par la mobilité de sa troisième ligne (Michon-Coulon-Ducloux) donnant le tempo, constamment (7-0, 13e).

Tout avait si bien commencé...

Et comme le jeu au pied de l'ouvreur Peyrat aura apporté de l'air aux Caladois, à la férocité défensive évidente, seules les nombreuses fautes de main quand les arrières caladois s'aventurèrent dans le camp majolan ont évité de gonfler le score à la pause. C'est sûrement à cet instant-là du match que le CSV pourra nourrir quelques regrets en regard de son efficacité à chaque incursion, empêchant Meyzieu de mettre en place son jeu, le pied de l'arrière caladois Ferro étant précis sur pénalité pour permettre aux siens de mener 10-0, une fois passée la demi-heure de jeu (36e).

Une avance qui n'aura pas suffit

Le pilier Christin a été tout près d'inscrire un second essai, à la conclusion d'un mouvement de grande ampleur initié par la percussion du talonneur Pakihivatau, grand bonhomme de cette première période, dans l'art de faire gagner des mètres à son équipe. La sérénité du CSV tenue par Ferro et cette pénalité à 13-0 (46e), au début du second acte, a ensuite pris un sacré coup de vent de face. Meyzieu refaisant son retard, peu à peu, (13-3 à la 68e) avec un peu plus de certitudes devant, à l'image de cet essai du pilier Michel, concrétisant enfin une plus grande justesse majolane dans les 22 mètres beaujolais pour reprendre la main sur les deux confrontations (13-10, 56e) à l'approche de l'heure de jeu.

La résistance de Meyzieu a payé...

Et comme Merle, le buteur ne gâchait rien, Meyzieu renversait la donne (59e, 13-13), laissant à Villefranche le soin d'avoir tout à reconstruire lors des 20 ultimes minutes. L'essai du centre Mangione sur une action magnifique des 3/4 caladois – la passe de Gonin après fixation – offrira au CSV une reprise en main bienvenue (66e, 20-13). L'Escale pouvait respirer à nouveau, la réussite semblait changer de camp, Merle loupant une pénalité non loin des poteaux, à cinq minutes de la fin. A 14 le CSV, jettera ses dernières forces dans une bataille que Merle sur une énième pénalité (20-16), se chargera de faire basculer dans son camp, à quatre minutes de la fin.

Vite évacuer la déception pour les barrages

Villefranche devra s'arracher pour grimper en Fédérale 1. Il lui reste une cession de rattrapages en barrages, aller-retour, contre un adversaire à désigner – on évoquait Orléans à la fin de ce 16e perdu –, le 29 mai et le 5 juin. Tout reste encore possible…

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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