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Rugby/Fédérale 2 - CSV : aller jusqu'au bout de l'effort

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Rugby/Fédérale 2 - CSV : aller jusqu'au bout de l'effort
(© Franck Chapolard)

C'est un peu "Ça passe ou ça casse".

Dimanche, les rugbymen de la Calade accueillent le dauphin de la poule 4, Villeurbanne. Et pour rester dans la course à la qualification, il faut gagner. Gagner face à une équipe solide, qui n’a perdu que deux rencontres depuis le début de saison. Gagner face à une formation qui fait partie du bloc des quatre formations de tête du classement, quatre équipes qui sont plus que jamais en route pour la qualification en play-offs. A moins que Villefranche, actuel 5e, vienne jouer les trouble-fête...

Les bleu et blanc sont donc à la plus mauvaise des places mais sur le plan purement comptable tout reste possible. Ils sont à huit points de Beaune, 4e… Des Bourguignons encore éjectables du peloton de tête. Et c’est bien là le plan des hommes de Jean-Louis Alloin. Après les deux défaites du début d’année contre Saint-Jean et Rumilly (très lourde déconvenue il y a dix jours 62-8), les Caladois ont soif de revanche, et heureusement ils vont repartir sur de bonnes bases. "On a lourdement perdu contre Rumilly lors du dernier match, c’est un fait", explique Nicolas Leroy, responsable du projet sportif du club. "Mais il faut savoir que l’on avait dix titulaires en moins (blessés, absents, malades…). Et on a joué ! On n’a pas voulu verrouiller, on a pris chaque ballon et forcément cela nous a mis en danger, ça a créé des espaces, d’où cette différence de points énorme." L’effectif beaujolais a donc cruellement manqué de repères face à des Hauts-Savoyards costauds.

Dimanche prochain à l’Escale, les rugbymen caladois retrouveront normalement tout le monde, à l’exception sans doute d’Arnaud Dubost, toujours blessé, et Barlet, suspendu. "C’est lors de match comme à Rumilly que l’on se rend compte de nos limites", explique Nicolas Leroy. "Avec tous les absents, et malgré la volonté des jeunes qui sont venus renforcer l’équipe fanion, on se rend compte qu’on ne peut pas rivaliser avec des équipes de haut de tableau. On n’a pas un effectif assez étoffé. Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que, quoiqu’on en dise, il y a une différence de budget importante entre nous et des équipes comme Rumilly (ndlr?: parfois 150 000, 200?000?euros). On peut dire qu’on ne joue pas dans la même cour." Malgré tout, les Beaujolais ne se cachent pas derrière cette excuse… Et Nicolas Leroy, comme le staff et l’équipe, comptent bien se battre jusqu’au bout pour toucher du doigt la qualif’. "Je veux bien qu’on dise beaucoup de choses mais pas qu’on manque d’envie ni de combativité, poursuit le manager. On s’est toujours donné à 100?% et ça ne va pas changer. On sait que le maintien est acquis à 90?% alors quel objectif nous reste-t-il si ce n’est les play-offs??" Un objectif qui tout de même sera mis à mal si le club perd ce dimanche. Alors plus le choix. Si Villefranche l’emporte ce week-end à la maison, la prochaine rencontre s’annonce d’ores et déjà comme un tournant de la saison. Etant donné que le club ira jouer… à Beaune !

Aline Picard

Correspondante locale de presse




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