AccueilACTUALITESTerritoiresRomanèche-Thorins : Touroparc lance un appel à l'aide pour sauver le parc et ses animaux

Romanèche-Thorins : Touroparc lance un appel à l'aide pour sauver le parc et ses animaux

Recevant habituellement plus de 200 000 visiteurs chaque année, le parc animalier a dû fermer ses portes en raison du Covid-19. Pour soutenir les efforts quotidiens des employés, le parc vient de lancer une cagnotte Leetchi. L'interview du directeur général Thomas Gervais.
Romanèche-Thorins : Touroparc lance un appel à l'aide pour sauver le parc et ses animaux

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Touroparc est actuellement fermé en raison de la pandémie de Covid-19. La période actuelle est habituellement essentielle pour la vie du parc ?

"Évidemment. Le printemps et le début de l'été, c'est clairement une période cruciale. C'est à cette époque que nous accueillons énormément de groupes scolaires. Les entreprises sont également habituellement nombreuses, avec les séminaires. Enfin, les familles viennent les week-ends et durant les vacances de printemps.

Ce sont les recettes de cette période qui nous permettent de vivre l'hiver. Même si l'hiver le parc est ouvert, cela ne suffit pas à couvrir les charges fixes. J'espère que les visiteurs viendront nombreux cet été pour que l'on puisse minimiser au maximum les dégâts sur le chiffre d'affaires et pouvoir continuer de vivre une année de plus

Une de nos missions consiste en la sauvegarde des espèces menacées ainsi qu'en la sensibilisation aux enjeux de la biodiversité. C'est à cette période que nous sensibilisons le plus enfants et adultes. Nous avons loupé tout cela cette année."

À combien estimez-vous la perte ?

"La perte est colossale et réelle. Si l'on se fie à l'activité de l'année dernière, entre le début du confinement et jusqu'à fin mai, c'est 724 000 euros de chiffre d'affaires perdu. Nous allons largement dépasser le million d'euro jusqu'à la réouverture qui s'annonce vraisemblablement vers fin juin/début juillet."

OBJECTIF, RECUEILLIR 30 000 EUROS

C'est dans ce contexte que vous avez décidé de lancer une cagnotte Leetchi ?

"Oui, en partie. La réalité, c'est que je voulais utiliser cette cagnotte Leetchi pour un investissement qui aurait dû voir le jour vraisemblablement l'année prochaine afin de nous permettre d'accueillir de nouvelles espèces menacées.

L'investissement aurait servi également pour améliorer le processus des animaux, en menace immédiate et classés en "rouge". Aujourd'hui la cagnotte, nous en avons besoin pour sauver Touroparc et les animaux.

Quel est votre objectif ?

"L'objectif est fixé à 30 000 euros. Nous sommes à quasiment 14 000 euros, ce qui est déjà très bien. 30 000 euros correspond exactement à ce que l'on paie pour les animaux. C'est à dire les frais vétérinaires et l'alimentation. Même si le parc est fermé, les soins doivent continuer pour le bien-être de nos animaux."

"JE N'IMAGINE PAS LA FERMETURE DU PARC"

Comment voyez-vous l'avenir du parc ?

"Dès le 16 mars, j'ai réalisé un plan de gestion de crise. J'avais tablé sur une réouverture pas avant fin mai dès le début. J'ai préféré couvrir mes arrières. J'ai actualisé mes plans avec les nouvelles informations qui stipulaient une ouverture vers mi-juillet. Si nous ouvrons plus tôt, tant mieux. Maintenant, il ne faut pas que ça aille beaucoup plus loin que mi-juillet. Il faut surtout qu'on puisse se maintenir à flot. Il faut que les visiteurs viennent cet été, de façon à ce que l'on puisse vivre cet hiver."

Avez-vous déjà envisagé une fermeture complète du parc ?

"Je suis plutôt quelqu'un d'optimiste et positif. Je n'imagine absolument pas une fermeture complète du parc. C'est inenvisageable. Nous l'avons déjà sauvé il y a quelques années. Nous savons faire, nous travaillons ardemment pour que ça dure.

S'il devait y avoir une fermeture complète du parc, j'ose espérer que le gouvernement prendrait des décisions nous permettant de survivre, tous, pour des objectifs très clairs : la sauvegarde des espèces mais aussi la sensibilisation aux enjeux de la diversité, de la vie animale et sauvage, qui sont les priorités de tous les parcs zoologiques français et européens."

Propos recueillis par Élisa BRUNEAU

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