Fermer la publicité

Rétro Foot 2020 : au SC Lyon, Maxime Blanc s'occupe de tout…

le - - FCVB

Rétro Foot 2020 : au SC Lyon, Maxime Blanc s'occupe de tout…
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le capitaine Maxime Blanc devant le gardien Bouet et le milieu Sergio s'apprêtent à ouvrir la saison du FCVB au SC Lyon, le 21 août dernier à Saint-Priest.

A l'instant de la trêve hivernale, retour sur les rencontres qui ont marqué cette première partie de saison. Premier volet : l'ouverture réussie du FCVB dans le derby au SC Lyon (2-2) avec un doublé du meneur Maxime Blanc.

On est le 21 août. L'été avance masqué. Et plus personne ne s'étonne de cela, des gestes barrières qui sont une façon de vivre le foot et tout le reste… Puisque l'époque est aux changements incessants, cette ouverture de la saison du National se dispute hors du stade Balmont, l'antre habituel des Duchérois où la pelouse est en réfection, au stade Jacques Joly à Saint-Priest, sans que cela ne gomme ni l'attente ni la petite tension qui accompagne ce duel. Un face-à-face à huis-clos, c'est rare et cela irrite le président lyonnais Mohamed Tria, comme un prélude à tout ce qui suivra à l'automne à l'heure du second confinement. Il souligne : "Un derby comme celui-là reste notre plus belle recette. On va devoir faire une croix dessus. C'est vraiment regrettable, surtout à l'heure où on nous parle de crise sanitaire et économique."

Logiquement, les lyonnais qui ont tout changé ou presque – le nom du club, l'entraîneur, l'effectif – porte l'étiquette de favoris. Tria minimise cela, parce qu'un derby ne ressemble à rien qui respire l'ordinaire. Il préfère alors s'épancher sur l'adversaire caladois : "Villefranche a aussi connu beaucoup de changements. C'est le premier match du championnat, face à une équipe de qualité et qui depuis sa montée en National effectue de très bons championnats avec un coach, Alain Pochat, qui reste un excellent tacticien et un vrai meneur d'hommes. Ce derby va se jouer sur pas grand-chose, surtout sur terrain neutre."

LE MATCH

En soi c'est une rencontre au déroulement presque deviné, un peu d'avance. Il y a quand même assez tôt, la sensation que ce collectif du SC Lyon va avoir du pain sur la planche pour former une équipe. Il y a certes de la solidité derrière – le capitaine Bong – mais surtout l'étrange sensation d'une escouade qui joue par-à-coups. Le premier quart d'heure est caladois, en une manière continuité, connue. Tout va vite. Les attaquants sont déjà trouvés et les migraines dans la finition débutent. Les nouveaux sont au diapason. La vivacité d'Escarpit est un bon signe. C'est lui qui fera dans la subtilité pour décaler Maxime Blanc après un travail préparatoire de Guilavogui à droite, bien senti (0-1, 32e).

Un temps fort beaujolais, coupé par l'égalisation lyonnaise, la puissance de Tounkara en démonstration, à cinq minutes de la pause (1-1, 40e). Puis le second acte préfigure ce que sera la suite. Le but du SC Lyon, un joli piqué de Gbelle, sur une action marquée par la percussion et le harcèlement sur le porteur (1-2, 51e) démontre que pour vivre loin et longtemps, les lyonnais devront mettre sur la même échelle le talent des uns à la constance générale. Villefranche est encore en rodage défensifs comme l'atteste le cafouillage précédent le but lyonnais. Mais les Caladois sauront reprendre le fil de leur identité collective. Taufflieb et Flégeau sont menaçants devant Hautbois (64e) et Guilavogui va chercher un pénalty que Blanc qui s'occupe de tout, transforme sans trembler (2-2, 74e). Ahouré, Garita ont grapillé des minutes dans la dernière demi-heure. Et Villefranche repart avec un bon point de Saint-Priest et un bon paquet d'espoir pour les journées suivantes.

LE JOUEUR

Si Maxime Blanc est en feu ce jour-là, il y a surtout tout autour de lui, avec les milieux Sergio et Taufflieb, quelque-chose qui ressemble à de la cohérence dans l'animation : de la fluidité, des courses qui sentent la complicité et surtout des ballons qui arrivent dans le bon tempo. Le doublé de Blanc confirme le petit temps d'avance du FCVB sur des lyonnais en reconstruction. C'est l'image de cet été-là. L'été des débuts.

L'ANECDOTE

Elle se passe dans l'après-match où les deux entraîneurs, qui se connaissent suffisamment, Alain Pochat à Villefranche et Manu Da Costa au SC Lyon, en habitués du National, échangent les bons mots. Le technicien basque apprécie l'instant. Il vient d'intégrer la formation au brevet d'entraîneur de football professionnel (BEPF), cette porte qui se fermait à lui depuis des années. Son homologue Da Costa, est moins enclin à la sérénité. Il commence déjà à lire les difficultés qui se présentent à lui et sait que son temps sera compté dans un club qui vise la montée en L2. Son premier constat contient une partie de ce qu'il vivra les semaines suivantes, en bas de classement : "On sent à Villefranche que leur jeu est bien huilé avec des garçons qui jouent ensemble depuis longtemps. Pour le moment, je n'ai pas ces joueurs dans mon équipe…Nous les coaches, on est là pour tirer le maximum de nos joueurs. Et par rapport à nos effectifs, il faut savoir mettre de côté nos ressentis, nos envies pour privilégier l'aspect collectif…" Le parcours de son équipe, dernier du National à la trêve, lui aura été fatal, en décembre.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous au Patriote Beaujolais

Le Patriote Beaujolais

  • ›   Pour plus de contenu papier & web
  • ›   l’accès aux annonces légales
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer