AccueilACTUALITESCultureRencontres du cinéma francophone en Beaujolais : salle comble pour "Prendre le large" de Gaël Morel

Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais : salle comble pour "Prendre le large" de Gaël Morel

Le film du réalisateur caladois a été largement plébiscité par le public.
Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais : salle comble pour
Laurence CHOPART - Gaël Morel samedi à Villefranche;

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Le public était au rendez-vous samedi soir au cinéma Les 400 Coups à Villefranche pour assister à la projection du septième film du réalisateur caladois tourné en partie dans le Beaujolais.

Pour Gaël Morel, plusieurs faisceaux ont constitué l'envie de faire ce film : le souhait de travailler avec Sandrine Bonnaire, de parler du monde ouvrier et de travailler avec Rachid O, écrivain marocain. "Tous ces faisceaux ont convergé dans le même sens pour créer cette histoire ", a confié Gaël Morel, lors d'une conférence de presse, samedi.

" Depuis que je fais du cinéma, j'ai toujours eu envie de tourner avec Sandrine Bonnaire. Elle a 35 ans de carrière et incarne une partie du cinéma français. Quand je l'ai rencontré, cela a conforté mon désir de travailler avec elle". "C'est l'un de ses meilleurs rôles", a commenté une cinéphile.

Sandrine Bonnaire incarne Edith qui observe sa vie qu'elle juge ne pas être à la hauteur de ses espérances et de ses envies.Pour garder son poste dans une usine textile, après une délocalisation, Edith accepte de partir travailler à Tanger au Maroc. Elle connaîtra, des conditions de travail monstrueuses, mais décide de rester coûte que coûte. Parallèlement, elle se lie d'amitié avec Mina, qui tient la pension où elle loge. De là va naître une complicité sans faille et un nouveau projet professionnel.

L'habileté du réalisateur résulte du fait qu'il aborde un sujet social (les délocalisations) qu'il teinte de romanesque.

Gaël Morel met l'accent sur la fragilité et la détermination de cette jeune femme. “Partie d'une énergie noire, elle apprend à la transformer pour prendre un nouveau tournant de sa vie", a souligné le réalisateur

Le ton est juste. On croit à cette histoire. Il rend aussi hommage au monde ouvrier : "Mon père a travaillé pendant 30 ans dans une usine de textile à Villefranche,et c'est grâce à lui que j'ai créé ce personnage."

Un film réussi qui devrait trouver un écho auprès d'un large public.

Laurence CHOPART

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