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Rapport sur l'eau : encore des inquiétudes

L'Agence régionale de la santé conclut dans son rapport de synthèse pour l'année 2011 que l'eau distribuée présente une bonne qualité bactériologique, avec aucun dépassement des exigences pour l'ensemble des analyses réalisées en distribution et sur l'unité de production.

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C'est ce qu'a indiqué Jean Picard au cours de la présentation du rapport sur l'eau.
Rappelons que c'est le service environnement santé de l'Agence régionale de santé Rhône-Alpes qui est chargé de ce contrôle en effectuant des prélèvements dans différents points d'eau du réseau, du captage à la distribution : quatre-vingt-dix prélèvements réalisés pour des analyses en bactériologie (taux de conformité de 100 %) et trente-deux prélèvements réalisés pour des analyses physico-chimiques. Toutefois les analyses effectuées mettent en évidence une contamination chronique des eaux par les pesticides et les solvants chlorés. Aucun dépassement de la limite de qualité n'a toutefois été relevé en 2011.
L'étude révèle que les solvants chlorés sont régulièrement détectés. Les valeurs mesurées en 2011 sont toutefois moins élevées que celles relevées en 2009. Aucun dépassement de la norme 10 ug/L pour la somme tétrachloréthylène + trichloréthylène n'a été relevé en sortie de traitement ni sur le réseau de distribution de la Communauté d'agglomération de Villefranche. Le rapport indique que des recherches doivent se poursuivre afin de déterminer si des mesures de dépollution peuvent se réaliser. Dans le cas contraire et si la tendance à la baisse observée en 2011 ne se confirme pas, l'unité de traitement devient la seule solution pour garantir en permanence une eau conforme aux normes de qualité.
Ce rapport sur l'eau a provoqué une fois de plus l'ire des groupes de l'opposition. Benoît Froment (divers Droite) : (…) "La situation s'est dégradée au fil du temps avec la présence des solvants chlorés et des pesticides. Rien n'a été fait en temps et en heure pour trouver les responsables des pollutions. Si bien qu'aujourd'hui, seuls les foyers caladois vont devoir payer le prix de la dépollution de nos champs captants, classés comme prioritaires au titre du Grenelle de l'environnement.
Dans un pays où s'applique normalement le principe du "pollueur payeur", il est anormal que ce soit les particuliers qui subissent les conséquences financières d'une pollution dont ils ne sont pas responsables".
Catherine Tissot (groupe opposition de Gauche) a déclaré "que l'on va d'études en études pour tenter d'éradiquer la pollution, sans voir l'aboutissement de celles-ci". Elle insiste sur le fait que toutes les analyses montrent la présence de pollution chronique par les pesticides et des solvants chlorés et l'addition de ces polluants créent un effet "cocktail" dont la réalité est reconnue scientifiquement. "Il faudrait mettre en œuvre également le principe de pollueur-payeur."
Jean Picard rappelle que "les normes ne sont pas des seuils de dangerosité, les experts confirment que les dépassements temporaires sont loin d'atteindre des niveaux à risques. Il ne faut pas faire de catastrophisme. Les enfants des crèches peuvent boire de l'eau du robinet. On a des traces de pollutions en dessous des normes. En ce qui concerne les solvants chlorés, ils se trouvent dans des terrains, mais d'où proviennent-ils exactement ? Il est très difficile de trouver le pollueur".
Bernard Perrut a souligné que ce problème de pollution de l'eau est récurrent depuis des années. Mais qu'il ne faut pas caricaturer cette situation. "Je demande au président de la CAVIL de relancer l'Etat, notamment sur les questions de l'origine des pollutions."

Laurence Chopart

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