AccueilACTUALITESRéchauffement climatique : une étude choc prédit la fin de certains vignobles

Réchauffement climatique : une étude choc prédit la fin de certains vignobles

Et si dans cinquante ans le vignoble beaujolais avait disparu ? L'interrogation pourrait paraître farfelue si une étude scientifique mondiale ne venait de jeter un pavé dans la cuve.

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Publiée il y a quelques jours dans la revue américaine Proceedings of the national academy of sciences (PNAS), elle annonce la disparition possible de tout ou partie de nombreux vignobles dans le monde, conséquence du réchauffement climatique. Les terroirs du Chili, de Californie, d'Australie et d'Europe se trouvent en première ligne. Et la France pourrait être l'un des pays parmi les plus touchés, avertit Lee Hannah, principal auteur de cette recherche qui n'a sans doute pas fini de faire parler. Dans l'Hexagone, la surface des terres propices à la culture de la vigne "va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône", explique M. Hannah, qui s'est déclaré lui-même surpris par l'ampleur des changements à l'œuvre. L'étude se fonde sur quatre modèles scientifiques différents, le pire scénario laissant craindre la disparition de 86 % des surfaces actuelles en Europe ! Les épisodes de sécheresse seraient trop importants et fréquents pour poursuivre la culture de la vigne dans nombre de régions traditionnelles.

Et le Beaujolais ?

A contrario, l'étude indique que la vigne pourrait trouver de nouveaux terroirs très intéressants plus au nord, au Royaume-Uni ou en Belgique par exemple.
Et le Beaujolais dans tout ça ? Si cette étude à l'échelle planétaire ne cite pas un vignoble qui fait figure de confetti sur la planisphère, le vignoble local apparaît en zone rouge dans au moins un scénario (voir carte). Notre région semble en fait se situer à un carrefour de tous les possibles. Trop au sud ? Les vignes seraient menacées de disparition. Ou suffisamment au nord ? La région pourrait profiter des bienfaits du soleil pour produire des vins très qualitatifs.
Impossible à l'heure actuelle de trancher, d'autant plus que les adaptations au réchauffement climatique sont déjà en marche (voir par ailleurs). Mais nul doute qu'à l'horizon 2050, les vignerons du Beaujolais jetteront sans doute des regards aiguisés sur le thermomètre. Le futur du vignoble beaujolais dépend de ses hommes, mais aussi du ciel.

Julien Verchère

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