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Qualité de l'eau : améliorer l'état des rivières, une priorité

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Qualité de l'eau : améliorer l'état des rivières, une priorité
(D.R.)

Dans les foyers du Beaujolais Val de Saône, c'est parfois l'angoisse à la lecture des commentaires accompagnant la facture d'eau.

"Pollution chronique aux solvants chlorés et aux pesticides", voilà le type de message qui fait régulièrement grimacer les Caladois.
Pression industrielle, viticulture, agriculture intensive, les pollutions diffuses et anciennes ont contribué à altérer la qualité des eaux souterraines du Val de Saône, celles-là même qui alimentent les captages d'eau potable, et au final arrivent jusqu'à votre robinet.
Si les élus locaux se veulent rassurants, des lanceurs d'alerte issus de la société civile pointent régulièrement du doigt les dangers pour la santé à long terme, et notamment "l'effet cocktail" des produits chimiques.
Certes, le Beaujolais Val de Saône n'est pas la seule région à souffrir de ces maux dans l'Hexagone. Mais la région est souvent citée parmi les mauvais élèves au niveau français.
Face à ce constat assez sombre, les pouvoirs publics tentent d'agir grâce à divers outils. Ainsi, le contrat de rivières qui couvre la période 2012–2018 comporte un important volet lié à l'amélioration de la qualité des eaux de surface.
Une clé d'entrée pour améliorer ensuite l'état des eaux souterraines. De nombreuses actions ont été lancées en 2013 et d'autres verront le jour en 2014 (voir notre encadré).
Mais il faudra encore longtemps avant que ces efforts pour une meilleure qualité des eaux de surface n'aboutissent à des résultats sur l'eau du robinet. "Les efforts consentis actuellement sur les cours d'eau auront un effet sur l'amélioration de la nappe dans cinq, dix, voire quinze ans. Une goutte d'eau peut mettre plusieurs années avant de rejoindre la nappe souterraine", souligne Grégoire Thévenet, chargé de mission au Syndicat mixte des rivières du Beaujolais (SRMB), la structure qui pilote le contrat de rivières.
Une inertie naturelle qui ne doit pas masquer les efforts actuellement engagés, "boostés" par le fort taux de subventionnement dont permet de bénéficier l'outil "contrat de rivières". Grâce aux financements des Régions, de l'Agence de l'eau ou encore du Département du Rhône, les choses semblent enfin bouger. Et l'heure n'est plus au pessimisme. "La dynamique locale est plutôt bonne. On constate moins de pics de pollution qu'auparavant, beaucoup de stations d'épuration ont aussi été remises aux normes. Via les actions, nous arrivons à toucher tous les acteurs impliqués dans l'amélioration de la qualité de l'eau." Sur les 37?millions d'euros budgétés sur la période 2012-2018, un quart de l'enveloppe a été utilisée ou engagée au cours de la première année. "Le Beaujolais part de loin", rappelle Grégoire Thévenet. A peine quelques portions de cours d'eau du Beaujolais Val de Saône présentent un "bon état", objectif normalement à atteindre pour 2015. L'Etat semble cependant enclin à laisser le temps de faire les choses, en témoigne ce délai possiblement reporté à 2021 ou 2027.
Signe positif, une étude communiquée il y a quelques semaines par la Fédération de pêche du Rhône montre le retour de certains poissons tels que le chabot ou la truite fario dans des lieux où ces espèces avaient disparu, principalement à cause de la pollution. Un premier pas important.

Julien Verchère




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