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Projet de ligne à grande vitesse : "Il faut poursuivre le combat en Beaujolais"

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Projet de ligne à grande vitesse : "Il faut poursuivre le combat en Beaujolais"
Porte-parole de la coordination des associations du Beaujolais, Marie-France Rochard reste en pointe dans la lutte contre le projet Paris-Orléans-Clermont-Lyon. Les mois prochains s'annoncent décisifs.

Elle connaît le dossier sur le bout des doigts.

Sentinelle des Pierres dorées, Marie-France Rochard semble décidée à ne pas lâcher la bride face au projet de nouvelle ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon, dont la partie finale du tracé pourrait traverser le sud du Beaujolais d'ouest en est. La porte-parole de la coordination des associations du Beaujolais a participé récemment à deux ateliers organisés par Réseau ferré de France (RFF), à Lyon et à Vichy (Allier). RFF se donne encore six mois pour affiner les contours d'un aménagement qui pèserait plus de dix milliards d'euros d'investissement. "Ce sont des réunions avec des techniciens des collectivités concernées par le tracé. A chaque fois que j'ai voulu parler du Beaujolais, on m'a fait comprendre que ce n'était pas le sujet. J'ai le sentiment que s'il existe encore des hésitations pour le nord du tracé, le choix du Beaujolais semble par contre très ancré pour le sud et l'arrivée vers Lyon", regrette Marie-France Rochard, un peu circonspecte au vu de la méthode employée par RFF. "On dépense du temps et de l'argent pour cette concertation alors qu'il faudra de toute façon attendre le printemps pour connaître la position de l'Etat en matière de grandes infrastructures de transports" (voir notre encadré). Mais quand bien même le projet ne serait pas retenu par la commission chargée de plancher sur la question, cela ne suffirait pas à rassurer la présidente de la coordination. "Beaucoup de gens dans la région pensent que cela ne se fera pas compte tenu de l'investissement nécessaire et du contexte budgétaire actuel. D'une part, l'abandon est loin d'être acquis et d'autre part je crains que ce projet déjà tout prêt soit ressorti des cartons dès qu'une opportunité financière se manifestera. Le pire serait donc de s'endormir maintenant !", estime l'habitante du Bois-d'Oingt.
Elle compte bien mettre à profit le début d'année 2013 pour administrer de fréquentes piqûres de rappel aux élus locaux (voir par ailleurs) comme aux habitants. "Tous les deux mois, j'envoie un courrier aux mairies de la région pour effectuer un point sur le dossier", illustre-t-elle. Outre un site internet régulièrement alimenté et mis à jour, Marie-France Rochard mise sur une connaissance approfondie du projet pour assurer la crédibilité de la coordination des associations face à ses différents interlocuteurs. "Nous voulons multiplier les démarches officielles à haut niveau, que ce soit au Ministère des transports ou auprès de la commission en charge de la réflexion sur le SNIT", annonce la porte-parole des associations, toujours déterminée à faire entendre la voix du Beaujolais dans un dossier crucial pour l'avenir de la région.

Julien Verchère




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