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Port de plaisance en Beaujolais : un projet colossal

Le dossier de création de la ZAC (zone d'aménagement concerté) du Bordelan sera validé demain vendredi par le syndicat mixte en charge du dossier, sous la présidence du maire d'Anse Daniel Pomeret (lire aussi notre interview).

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Il restera ensuite au conseil municipal de la commune à en faire autant au mois de juin.
Avec la zone d'activités Lybertec au sud de Belleville et celle de l'Ile Porte au nord de Villefranche, il s'agit sans aucun doute l'un des plus gros projets d'aménagement des dix prochaines années en Beaujolais Val de Saône.
Située sur la commune d'Anse entre la Saône et l'autoroute d'une part, le camping et le plan d'eau du Colombier d'autre part, la ZAC du Bordelan s'articulera autour d'un ambitieux projet de port de plaisance, avec une capacité d'accueil de 350 bateaux. "Autour du port, on trouvera commerces et activités liées à la plaisance, mais aussi 20 à 50 logements. Le but n'est pas de créer un nouveau quartier d'Anse, mais d'en faire tout de même un lieu habité", explique Daniel Pomeret. Un pôle d'hébergement de loisirs est également au programme de la ZAC à destination de futurs touristes. En bordure de l'autoroute, un parc d'activités de 13 hectares est également prévu.

Des interrogations

Une étape a donc été franchie dans ce projet d'envergure dont l'historique est sujet à interrogations, parfois même à protestations. En effet, la plate-forme sur laquelle sera imaginée la future ZAC est composée de millions de mètres cubes de remblais issus de l'activité du BTP, dont une partie aurait été déposée au-delà du volume légalement prévu.
Autrefois situé en zone inondable dans le lit majeur de la Saône (et donc inconstructibles), ces terrains désormais municipaux ont aujourd'hui une valeur financière importante. La construction après remblaiement du lit d'une rivière pose également des questions sur le plan écologique. Pourtant, malgré l'avis négatif rendu par un commissaire-enquêteur en 2010, le préfet du Rhône a signé l'arrêté permettant au projet de se poursuivre, et aucun recours n'a été engagé devant un tribunal administratif.
Avant de voir Anse se transformer en haut lieu du tourisme fluvial, il faudra cependant attendre longtemps. "L'aménagement de la plate-forme sur laquelle la ZAC viendra se poser prendra sans doute deux ans, avec l'espoir de trouver dans le même temps un groupe capable de réaliser ce style de grand projet pour début 2014", annonce M. Pomeret. Il faudra ensuite plusieurs années avant de voir sortir de terre (et de l'eau) un projet assurément marquant pour la région.

Julien Verchère

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