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Pétanque : Zvonko Radnic, un champion de passage en Calade

Depuis plus de 30 ans, il fait partie des tout meilleurs joueurs de l'Hexagone. Alors forcément, sa participation au National de Villefranche est, en soi, déjà un petit évènement.
Pétanque : Zvonko Radnic, un champion de passage en Calade

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Pas de doute, l'entrée en compétition de Zvonko Radnic ne risque pas de passer inaperçue samedi matin, au boulodrome de Villefranche. Il faut dire que le p'tit gars d'Autun, au patronyme qui fleure bon les Balkans, est une figure de la pétanque hexagonale. Trois fois champion de France, champion d'Europe, vice-champion du monde… Rien que le rappel de son palmarès a de quoi faire blêmir plus d'un bouliste. A tel point qu'il est aujourd'hui l'une des stars de l'Hexagone, capable de faire équipe avec le prodige Dylan Rocher ou l'éternel Christian Fazzino. Capable également de s'offrir le scalp du légendaire Marco Foyot en 1993, année de son tout premier titre national.

Pourtant, c'est bien loin du Midi et des cigales, là où le jeu de boules est roi, que Zvonko Radnic a poussé ses premiers cris. Né au Monténégro, il débarque en France à 4 ans avec toute sa famille après que son paternel ait trouvé un emploi à Autun, au beau milieu de la Saône-et-Loire. Là, celui qui se fait surnommer "Zombie" découvre la pétanque. "J'avais 11 ans. Le soir, on n'avait pas d'internet ou de jeux vidéos alors on s'amusait dehors avec les copains." Foot, vélo… Tout y passe. Mais rapidement, Zvonko montre un certain talent dans le maniement des boules et du cochonnet. "Tout de suite, la passion a pris. Et vers 15-16 ans, je me suis rendu que je me débrouillais pas trop mal. En jouant avec les adultes, j'avais bien compris comme mener une partie. J'arrivais à prévoir les coups à l'avance." A tel point qu'il est sacré premier joueur de Saône-et-Loire au nombre de points en concours alors qu'il n'est que junior. "Aujourd'hui ça n'aurait plus beaucoup de valeur mais c'était une fierté pour moi à l'époque."

D'année en année, Zvonko Radnic gravit les échelons jusqu'à s'offrir un véritable coup d'éclat. On est alors en 1993. "J'avais déjà participé à plusieurs championnats de France, en triplette notamment. Et cette année-là, avec Pascal Mileï, on obtient le titre face aux stars Passo-Foyot. Battre deux monstres comme ça c'était incroyable. Et surtout, jamais des joueurs de Saône-et-Loire n'avaient ramené un titre national." Derrière, Zvonko va même jusqu'à représenter la France aux championnats du monde 1997. "C'était forcément un moment spécial. A ce moment là, tu repenses à ton père qui est arrivé en France en 1971 avec un simple contrat de travail. Donc porter le maillot tricolore, pour moi, c'était énorme."

"Transmettre ce que je sais"

Aujourd'hui, après plus de 30 ans au plus haut niveau et des titres à la pelle, Zvonko garde surtout en souvenir les rencontres et les voyages. "J'ai fait tellement de choses grâce à la pétanque. Et j'ai pu faire parler de ma ville. Pour moi, ça veut dire beaucoup." Comme le fait de, aujourd'hui, proposer des stages pour les non-initiés. "Je leur apprend les bases. C'est une façon de transmettre ce que je sais."

Samedi à Villefranche, c'est avec une soif de victoire toujours intacte qu'il se lancera dans le National en équipe avec Olivier Margerit et Jean-Louis Cazemajou. "Je ne connais pas encore ce tournoi mais ça serait sympa de gagner ici. A 51 ans, je suis toujours autant compétiteur."

Tony Fonteneau

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