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Pôle Emploi fait le point avec les industriels

Répondre au mieux aux besoins des entreprises industrielles du bassin d'emploi : telle est l'objectif de la GPECT (Gestion prévisionnelle des emplois et compétences du territoire) mise en place par Pôle Emploi en 2009 suite à la crise.

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Depuis, un millier de demandeurs d'emploi sont passés par le dispositif?; cinquante entreprises partenaires ont rejoint le dispositif de différentes manières, en proposant des offres de postes, en accueillant des évaluations en milieu de travail, en participant à la formation de demandeurs d'emploi visant à augmenter leur qualification pour la mettre en rapport avec les métiers proposés.
Chacun y met du sien dans le dispositif : Pôle Emploi qui met à disposition ses équipes pour renseigner les entrepreneurs et les demandeurs d'emploi, les entreprises qui évaluent les chômeurs mais aussi les organismes de formation et les associations professionnelles qui aident au financement des actions. Les demandeurs d'emploi peuvent eux aussi mettre la main à la poche, en acceptant une formation non rémunérée ou engageant des frais de déplacement... Le taux de placement, s'il atteint les 60 %, est en-deçà des objectifs fixés notamment de l'Adefim (Association de développement de formation des industries de la métallurgie).
Si au global, le bilan est plutôt positif, certains industriels émettent des réserves ou des remarques quant au niveau de formation des demandeurs d'emploi. "J'ai plusieurs postes non pourvus dans mon entreprise, explique Stéphane Boisson, directeur général du groupe Boisson à Belleville, notamment en robotique, en bureau d'études et en maintenance. Il faut déjà changer l'image de nos professions, qui est peu séduisante. Le problème commence dès la formation initiale : quand on arrive à Pôle Emploi, c'est déjà trop tard. La difficulté est de trouver un vivier de demandeurs d'emploi prêts à s'investir ; pour la formation, on utilise beaucoup l'alternance." Yohann Fasseu, gérant de Sermop à Villefranche, rencontre lui aussi des difficultés à recruter. "Cela fait dix ans qu'on cherche pour certains postes, explique-t-il, j'ai essayé plusieurs biais. J'ai accueilli des personnes en évaluation en milieu de travail ; en 2013, on n'a pas pu concrétiser une embauche. Je comprends que s'investir sur quatre cents heures de formation, c'est lourd, mais il y a un emploi à la clé. La GPECT c'est très bien mais on est sur des métiers longs à apprendre : certains des profils ont des bases, et si on peut se servir des quatre cents heures pour les former sur nos machines, pourquoi pas ? Il y a beaucoup de gens qui partent à la retraite, on va avoir besoin de personnel."
La GPECT va être étendue sur Belleville et Tarare, suite aux bons résultats déjà enregistrés sur Villefranche.

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