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Otages du Cameroun : le message des familles

Au moment même où éclatait l'affaire Cahuzac, le message n'a trouvé que peu d'écho dans la sphère médiatique.

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Envoyé récemment à l'Agence France Presse, un texte co-signé par les familles Striffling (habitant à Régnié-Durette) et Moulin-Fournier est passé quasiment inaperçu.
Il représente pourtant la première prise de position publique des familles des sept otages enlevés au Cameroun il y aura deux mois vendredi.
Tanguy, Albane (née Striffling), leurs quatre enfants âgés de 5 à 12 ans et Cyril, frère du père de famille, se trouvent depuis le 19?février aux mains d'un groupe terroriste qui serait affilié à la secte islamiste Boko Haram. La famille avait été prise en otage dans l'extrême-nord du Cameroun, pays où elle résidait, avant d'être emmenée au Nigeria voisin. Depuis, très peu d'informations filtrent quant à la situation exacte.
Dans leur communiqué de presse, les familles Moulin-Fournier et Striffling abordent en premier lieu leurs difficultés à vivre avec cette réalité. "Nous pensons à tout instant à chacun d'entre eux. Nos deux familles, extrêmement soudées dans cette épreuve, sont complètement mobilisées pour qu'ils retrouvent la liberté et nous rejoignent au plus vite", indiquent-elles.

"Un très grande discrétion"

Dans ce texte, les familles "remercient les nombreuses personnes qui partout en France, au Cameroun, et ailleurs dans le monde, (nous) soutiennent dans cette épreuve et (nous) témoignent de leur solidarité et de leur compassion".
Les familles Striffling et Moulin-Fournier renouvellent par ailleurs leur confiance au gouvernement français. "Nous sommes en contact permanent avec les autorités françaises. Nous nous attachons à respecter une très grande discrétion, dans le seul but de ne pas compromettre la libération de nos enfants et petits-enfants", peut-on lire. Saluant "la responsabilité des médias", les proches des sept otages appellent leurs soutiens à la plus grande retenue. "Nous savons que toutes les personnes qui nous accompagnent dans cette épreuve comprennent cette discrétion et continueront à l'observer", insistent les familles, concluant leur message par une pensée en direction des autres otages français et leurs familles.
Sur le front diplomatique, aucun élément n'a été dévoilé au cours des dernières semaines, malgré une visite récente du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius au Cameroun et au Nigeria.

Julien Verchère?avec Daniel Bas, correspondant local de presse

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