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Orientation : comment trouver sa voie ?

A des étapes charnières de leur scolarité, les collégiens ou lycéens ont tous un jour eu affaire à un COP : comprenez conseiller d'orientation psychologue (titulaire d'un master 2 de psychologie, formé à la connaissance du développement de l'adolescent).

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Le Centre d'information et d'orientation (CIO) de Villefranche dispose de onze postes de COP pour l'ensemble des établissements de son district ; ils peuvent intervenir dans les vingt-sept établissements scolaires (collèges, lycées et lycées professionnels) de Sainte-Foy-L'Argentière au sud à Beaujeu et Monsols au nord. "Chaque COP a trois établissements à suivre, explique Jocelyne Machot, directrice du CIO de Villefranche, notre effectif ici est féminin. Chacune assure des permanences dans les collèges et lycées, mais aussi au CIO pour recevoir tous les publics, avec ou sans rendez-vous."
Dans l'établissement, le COP va pouvoir intervenir devant les classes, mais aussi recevoir individuellement les élèves et les parents pour parler d'orientation bien sûr, mais aussi agir en prévention du décrochage scolaire lorsqu'un enfant se trouve en difficulté et envisager des solutions. "Le COP est dans son domaine un conseiller technique auprès du chef d'établissement, poursuit Jocelyne Machot, son rôle est indispensable mais reste au stade du conseil : il a une position distanciée, avec bienveillance pour l'enfant et la famille et ne porte aucun jugement." Si les COP n'interviennent que dans les établissements publics, tous les élèves, même s'ils viennent du privé, peuvent être reçus au CIO. Les jeunes peuvent être envoyés par un enseignant, un principal de collège ou un proviseur, mais aussi par la Mission locale ou tout autre organisme. Ils peuvent aussi venir de leur propre initiative pour que le COP décrypte l'information.

"L'information bouge beaucoup"

"Avec internet, chacun peut trouver ce qu'il veut, commente Jocelyne Machot, mais interpréter les différents dispositifs est une autre histoire, il faut parfois notre expertise." L'information bouge beaucoup, c'est un des soucis que les COP doivent aussi savoir gérer. Sur leurs 40 heures de travail hebdomadaire, 27,30 heures sont consacrées à l'accueil du public, le reste est passé à la rédaction de rapports et comptes-rendus, quotations de bilans des élèves, et aussi à la mise à jour de ses propres connaissances. "Les procédures changent chaque année, explique Jocelyne Machot, à la fois pour corriger les effets problématiques rencontrés les années précédentes, mais aussi en fonction de l'évolution des besoins d'un territoire." Chaque année le CIO analyse en effet les chiffres des formations, les orientations choisies par les élèves.
La principale évolution est l'entrée de l'informatique dans le processus d'affectation des élèves. "Les décisions sont moins subjectives, commente la directrice du CIO, mais il a fallu créer un grand nombre de situations particulières, notamment en fonction des handicaps dont peuvent parfois souffrir les élèves et qui les rendent prioritaires sur certaines orientations ou, au contraire, les empêchent d'en suivre d'autres. Le travail des COP s'est donc complexifié, nous rencontrons de plus en plus de situations très compliquées, avec des jeunes en pleine rupture dans leur parcours scolaire." Les situations sociales ont également une influence sur la scolarité d'un jeune, avec des soucis de mobilité pour aller dans un établissement, ce qui pourra aboutir à un véritable décrochage. Mais l'équipe du CIO veille et active tous les dispositifs possibles pour venir en aide aux jeunes, comptant au local sur plusieurs partenaires, comme le Centre intercommunal d'action sociale et son PRE (Programme de réussite éducative). Des solutions peuvent ainsi être préconisées rapidement. Des liens sont également établis avec la Mission de lutte contre le décrochage scolaire, qui permet de raccrocher des jeunes à une formation, qu'elle soit du cursus scolaire ou non, voire directement à un contrat de travail.
Financé par l'Education nationale, le CIO reçoit le public scolaire en priorité, mais également des étudiants et des adultes (voir notre encadré). L'année dernière, 40 % du public reçu était non-scolaire et 20 % venait pour une VAE.
Vous l'aurez compris, c'est à tout âge que l'on peut pousser la porte du CIO et recevoir un conseil ou trouver une idée sur la meilleure manière d'envisager son avenir scolaire ou professionnel.

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