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Nuits de Fourvière : Phoenix, le triomphe romain

le - - Sortir à Lyon

Nuits de Fourvière : Phoenix, le triomphe romain
Julien VERCHERE - Phoenix sur scène aux Nuits de Fourvière mercredi 13 juin 2018.

Surfant toujours sur les eaux réchauffées de leur dernier album Ti Amo, les Versaillais ont déroulé un set réjouissant mercredi soir dans un théâtre antique taillé à leur mesure.

En juin, quand les jours s'étirent, il faut savoir attendre que la nuit tombe sur le théâtre antique. Patienter avant de voir débarquer sur scène Phoenix, pour l'un des moments attendus de la programmation des Nuits de Fourvière 2018.

J-Boy, Lasso, Entertainment, Lisztomania, Trying to be cool, Phoenix évite le tour de chauffe et empile les tubes à peine le drapeau baissé. Les fans se surprennent encore à découvrir la densité de la discographie des Versaillais.

A l'image du sautillant Consolation prizes, transparait chez les membres du groupe le bonheur simple de se trouver là, au milieu des vieilles pierres. Brillante, la scénographie ajoute à la magie de l'instant, les silhouettes phoenixiennes se découpant sur des fonds éclatants de rose ou de jaune, ou se mettant en scène au premier plan de profondes perspectives en noir et blanc.

DE LYON A ROME

L'album Ti Amo fait toujours partie du présent, et les clins d'œil visuels à la botte italienne réchauffent les corps. Cohérence parfaite quand le Colisée s'affiche sur l'écran géant au moment où démarre le morceau Rome, presque un jeu de miroir avec le théâtre romain de Fourvière. If I ever feel better résonne pour finir, bref retour en 2001, le temps file trop vite...

La nuit s'avance encore et Thomas Mars s'offre un bain de minuit en forme de rappel. Sur un Goodbye soleil tout en délicatesse, il fend la foule au ralenti. Dans la fosse, le public accompagne le fil rouge du micro, symbole du lien entre le groupe et ses fans.

LE THÉÂTRE TANGUE

Le frontman de Phoenix remonte sur scène et propose un autre joli moment. "Je suis allé voir Prince quand j'avais 8 ans, il demandait aux gens de bouger les mains comme ça…". Et le théâtre de tanguer de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite, sur le refrain de l'imparable Fior di latte.

Avant que Thomas Mars ne replonge une dernière fois dans le public, porté à bout de bras, pour un final en forme d'apothéose. Un authentique triomphe romain.

Julien VERCHÈRE




Julien VERCHERE
Journaliste

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