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Nuits de Fourvière : un festival de haute voltige

le - - Sortir à Lyon

Nuits de Fourvière : un festival de haute voltige
(© Mario Del Curto)

Quoi de plus réjouissant que d'assister à des concerts et des spectacles qui sont le "must" de ce que la scène peut présenter actuellement ? Et ceci dans tous les styles.

Les Nuits de Fourvière ne dérogent pas à leur règle en présentant ce week-end "Le Syndrome d'Orphée" d'après Vladimir Maïakovski et Jean Cocteau avec une mise en scène de Vladimir Pankov. Figure de proue de la nouvelle génération russe, Vladimir Pankov est un inventeur d'univers où s'entrechoquent plusieurs disciplines artistiques. Dans sa manière toute personnelle, puissante, haute en couleur, dirigeant une dizaine d'interprètes, il va revisiter l'un des mythes les plus fascinants qui soient : celui d'Orphée. Comme matériau de base, il a choisi un poème de Maïakovski, une pièce de Cocteau ou encore le célèbre opéra de Gluck. A travers le son, les rythmes, les corps, les images s'évoquera ainsi l'histoire de celui qui, grâce aux charmes de sa musique, est parvenu à descendre dans les enfers, avec le projet d'en extraire la femme qu'il aimait. Une seule condition : sortir sans se retourner. "Pour moi, trois symboles sont évidents : rêve, amour et mort, écrit Vladimir Pankov. Où se retrouvent mes personnages ? Peut-être dans un purgatoire".

Dominique A, on s'en souviendra

Auparavant, les Nuits de Fourvière ont convié le public à plusieurs spectacles dont celui lundi de Dominique A. Avec dix albums à son actif, le chanteur minimaliste qui fête ses vingt années de carrière avait décidé de donner un concert en deux parties et... le meilleur de lui-même. Le public a eu droit à une relecture de "La Fossette" en formation guitare, basse, piano et accordéon, puis une bonne partie de son nouvel album "Vers les lueurs" accompagnés par dix musiciens dont un quintette à vent. La première partie, soft, a permis à Dominique A de nous livrer en toute intimité ses textes affinés dans une écriture ambitieuse et couronnée d'un langage musical simple mais ô combien travaillé.
"Si seulement nous avions le courage des oiseaux qui chantent dans le vent glacé" ("Le Courage des oiseaux"). Puis en seconde partie , Dominique A avec trois guitares à la clé a sublimé le public avec des titres comme "Le Faussaire" et "Rendez-nous la lumière" comme bien d'autres qui ont jalonné bon nombre d'albums dont "Tout sera comme avant", "La musique et la matière". Le public en a redemandé, il a tout obtenu, Dominique a su donner, on s'en souviendra.
Quelques jours plus tôt, c'est Neil Hannon qui avait offert au public de l'Odéon un moment unique en revisitant les titres de Divine Comedy, son groupe de toujours. Seul au piano, plus rarement à la guitare acoustique, l'Irlandais du Nord a proposé un concert à l'équilibre subtil, où humour grinçant et mélodies sautillantes se mélangeaient à des textes plus profonds et des notes à vous transpercer le cœur. De quoi donner des frissons aux fans de cet artiste génial, impeccable à Fourvière pour ce qui constituait sa seule date de l'été en France.

Laurence Chopart et Julien Verchère




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