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Nouvelles voix : Inüit ou quand la pop la joue collective

Inuit sera l'une des têtes d'affiche samedi aux Nouvelles voix. Rencontre avec Simon, l'un des six membres du groupe nantais qui monte.
Nouvelles voix : Inüit ou quand la pop la joue collective
Studio in the pool

LOISIRSCôté spectacles Publié le ,

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Inüit, c'est quoi ?

"C'est six personnes qui mettent des idées en commun pour faire une musique qui nous va à tous. C'est comment faire de l'art à plusieurs."

Et musicalement justement, vous vous situez où ?

"C'est assez vaste puisqu'on a chacun notre univers, nos goûts. Mais la plupart du temps ce que l'on fait est affilié électronique, pop, rock et r'n'b."

Mais vous avez forcément des influences communes ?

"A chaque fois on cite Radiohead puisque c'est un groupe très important pour nous tous, qui nous relie. Après on a des coups de cœur musicaux persos qu'on se fait découvrir les uns les autres."

Avec Inüit, vous revendiquez un travail collectif. Ça n'a pas dû être simple de composer à six cet album qui est sorti en début d'année.

"C'était même plutôt compliqué. On ne voulait pas de consensus permanent de peur de briser quelque chose. Alors ça a été de grosses phases de discussions, d'engueulades. Mais quand ça collait, on savait qu'on tenait quelque chose de vraiment bien. Et aujourd'hui on est content de défendre notre album en concert parce qu'on l'assume ensemble, de A à Z."

Et l'écriture des textes se fait aussi à six ?

"Ça dépend quand même des morceaux. Certains ont été composés à trois, d'autres à six ou parfois c'était juste Coline. Mais peu importe, tout le monde valide ensuite."

Vos titres parlent de vrais sujets de société comme l'amour, la violence conjugale, la recherche de sexualité… Comment vous choisissez ces thèmes ?

"On se pose autour d'une table et on discute ensemble de ce qui nous touche, de quoi on a envie de parler et de ce qu'on veut défendre. On ne se limite sur aucun sujet même si l'objectif n'est pas de donner des leçons. C'est simplement de proposer notre regard à nous."

Vous chantez en anglais. Pourquoi ?

"C'est un choix esthétique avant tout. Ça colle mieux avec notre musique. Composer en français à six ça aurait été trop compliqué. C'est notre langue maternelle et on a un lien beaucoup plus personnel avec les mots qu'en anglais. Mais peut-être qu'un jour on y viendra."

Benjamin Labeau, du groupe The Shoes, a une grande importance dans votre jeune carrière. Quel a été son rôle ?

"Quand on travaillait sur notre album, on cherchait un réal' pour diriger un peu tout ça. Et on aimait beaucoup les Shoes, leurs productions… On leur a envoyé un mail, tout simplement. Il nous a rappelés et ça a été un coup de cœur réciproque. Ensuite on a enregistré dans une cave de 1800 m2 en plein Paris. C'était assez démentiel. Un vrai laboratoire pendant trois mois où, avec lui, on a expérimenté beaucoup de choses."

Vous êtes en tournée actuellement. La scène ça représente quoi pour le groupe ?

"C'est la base. On vient de là et c'est le truc qu'on aime faire avant tout."

Et le deuxième album ?

"On travaille dessus. Dès qu'on a un peu de temps, on planche."

Propos recueillis par Tony Fonteneau

Samedi 17 novembre au théâtre de Villefranche. Au programme de la soirée également, Tracy De Sa, Dampa et Clément Bazin.

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